xavier galaup

PUBLIE.PAPIER : le sas entre livres « papier » et epub : appel à mes collègues bibliothécaires…

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Chers collègues bibliothécaires,

je réveille ce blog pour une naissance importante et une belle solution pour les bibliothèques qui souhaitent promouvoir une maison d’édition contemporaine (mais pas que) et se lancer dans le livre numérique auprès de leurs usagers.

Bientôt, début juillet, la coopérative d’auteurs Publie.net, propulsée par François Bon innovera de nouveau et se lancera dans la POD (Print on Demand), avec l’ouverture de Publie.Papier et le partenariat du réseau Hachette Livres.

En quoi ça consiste ? Les livres numériques du site Publie.net deviendront disponibles à l’impression à la demande – une cinquantaine pour commencer sur les 573 du catalogue à ce jour – et seront accompagnés du fichier numérique en epub, téléchargeable grâce à un code. Les bibliothèques pourront ainsi constituer une double collection, papier et numérique et cerise sur le gâteau : auront le droit de télécharger (et non de le consulter en streaming !) le fichier epub du livre sur une liseuse ou une tablette, disponible ainsi pour leurs usagers. C’est une évolution qui j’espère fera des petits… rassurera les éditeurs… C’est sans doute aussi une solution pour la librairie indépendante, permettant, entre autres, une gestion différente du fonds disponible  : Ombres blanches à Toulouse se lance dans l’expérience.

Quelques remarques non-exhaustives sur la nécessité de ne plus attendre pour promouvoir le livre numérique en bibliothèques (merci de compléter dans vos commentaires) :

Le moment est venu, chers collègues bibliothécaires, de repositionner les bibliothèques comme un médiateur vital dans la chaine du livre – garant de la diversité culturelle – en ces temps numériques et démontrer aux « grands » éditeurs que le développement du livre numérique peut passer par les bibliothèques (présentes sur terre depuis environ 3 ooo ans… un peu d’humour…)

Je vous avoue que cette offre Publie.papier me ravit  notamment pour la constitution de collections de livres numériques permettant aux bibliothèques de conserver sur leurs serveurs, les fichiers numériques des livres acquis. Je suis un peu revenu du mirage de l’accès dans le grand nuage.  Je ne pense pas que la conservation du savoir et des connaissances doit être assurée par des sociétés privées tentaculaires, hégémoniques et partiales (Vous voyez de qui je parle !). Les bibliothèques publiques sont des organismes neutres et pérennes garantissant un accès et une mémoire sur le long terme. Je sais que je ne vais pas plaire à tout le monde en parlant de collections de livres numériques mais je ne crois plus au miraculeux nuage où tout serait disponible. Désolé.

Pour mémoire, actuellement, les diffuseurs de livres numériques pour les bibliothèques ne proposent que la lecture en streaming sur écran ou sur tablettes tactiles par crainte du piratage des fichiers (Sauf L’Harmattan et Numilog). On peut comprendre. Certes il n’y a pas de DRM mais quid de la souplesse d’utilisation ! Je veux pouvoir bénéficier des avantages de l’epub même si je ne suis pas connecté ! Selon la qualité de la liseuse en ligne, on perd parfois les meilleures caractéristiques du livre disponibles en téléchargement.

Pensons à nos lecteurs : ceux-ci n’ont pas tous, les moyens financiers  suffisants pour investir dans de coûteuses et éphémères tablettes tactiles ou de moins coûteuses mais tout aussi éphémères liseuses à encre électronique. Il est bon de rappeler que la bibliothèque permet aussi à nos publics les moins fortunés d’accéder aux ressources du savoir. Evidence qui ne l’est plus. Pour les autres lecteurs, on peut comprendre également leur hésitation : quel matériel choisir est une récurrente question que nous posent nos usagers !

Il est temps, chers collègues bibliothécaires, de se lancer dans des expérimentations en créant des espaces de découverte de la lecture numérique comme le NUMERILAB qui vient d’ouvrir à la Médiathèqe de Saint-Raphaël au sein du réseau MEDIATEM ou encore l’expérience Tab en Bib en Midi-Pyrénées… Allez voir… Il faut dépasser la phase « gadget technologique » pour nous recentrer sur nos sujets de prédilection : le développement de la lecture publique (qui est numérique aussi dorénavant), de la musique numérique (music me dans le Haut-Rhin) et de la VOD. Bref, continuer à assumer nos missions ancestrales : préserver la diversité d’accès à tous les types de ressources et de savoir.

Lire en streaming nécessite une connexion à Internet (coûteuse). Le téléchargement de livres numériques sur tablettes ou liseuses permet une lecture sans connexion. D’autre part, allez-vous sérieusement lire A la recherche du temps perdu sur l’écran de votre pc, mac ou autres portables ? Pour lire, de la littérature ou même d’indigestes rapports administratifs (pléonasme), nous avons besoin d’un certain confort. Et c’est peut-être cela que les lecteurs sceptiques envers la lecture numérique reprochent à la lecture sur écran ou sur de lourdes tablettes. Les livres ont cette faculté particulière : vous pouvez faire le poirier avec si vous le souhaitez (peut-être pas avec l’Universalis ! ), ou vous affaler partout : du canapé au pré proche de la rivière (Oh c’est beau !). La lecture nécessite une position confortable du corps.

Enfin, je deviens de plus en plus un adepte des liseuses électroniques qui sont des outils spécifiquement dédiés à la lecture. Je pense que proposer une offre de livres numériques sur un portail de bibliothèque ne suffit pas. Il faut accompagner, faire de la médiation vers ces nouveaux outils, démontrer que ce ne sont pas de jolis joujous technologiques mais de formidables petits appareils permettant d’annoter, rechercher et puis, lire aussi, et transporter facilement sa bibliothèque dans sa poche. La médiation peut passer par des animations avec les liseuses (lectures à haute voix), un renouvellement de notre antique club de lecture, la création de concours de lectures numériques avec ateliers d’écritures numériques, que sais-je encore ?

Les tablettes tactiles permettent la connexion à Internet pour faire de la lecture numérique mais aussi tout autre chose : lire son courrier, participer à un réseau social, jouer, découvrir des applications, se laisser distraire par des vidéos, ou les tweets humoristiques de vos amis. Notre attention est sans cesse mise à l’épreuve. Les expériences en cours (Numerilab et Tab en Bib) permettront de dire aussi les usages de nos publics. Vont-ils se servir des tablettes comme de simples accès à Internet, les tablettes remplaceront-elles les désormais vieux postes d’accès de l’espace multimédia ? 😉

Voilà quelques remarques d’un praticien… ne prétendant pas à l’exhaustivité… nous sommes dans une période de mutation très perturbante car elle nécessitera une reformulation totale de l’offre de formation continue de nos métiers, et une réorganisation de nos espaces, de nos services et de notre management d’équipe.

Je salue donc ce magnifique travail proposé avec ce PUBLIE. PAPIER. Et ce qui est toujours intéressant avec cette équipe là, c’est que vous pouvez suivre la naissance de ce nouveau projet, régulilèrement, en suivant le journal de bord.

A vous de jouer maintenant… C’est simple ou presque…

Franck Queyraud

Développer la médiation documentaire numérique en bibliothèques… ouvrage collectif sous la direction de Xavier Galaup

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Je reprends intégralement le billet de Xavier Galaup pour faire la promotion de ce nouveau livre de l’ENSSIB : disponible pour la première fois sous forme papier et numérique. (Pour commander). Et très heureux d’avoir contribué à ce projet… Allez, bibliothécaires, encore un effort pour repositionner la bibliothèque et ses missions ancestrales dans son époque…

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J’ai le plaisir de vous annoncer la parution aux presses de l’Enssib d’un livre sur la médiation documentaire numérique. L’école m’a fait l’honneur de m’en confier la coordination et même si ce ne fut pas une mince affaire, l’entreprise fût passionnante non seulement dans la réflexion sur son contenu mais aussi grâce aux échanges avec les différents auteurs sans compter la phase de relecture. J’en profite pour adresser un remerciement à tous les contributeurs et je remercie tout particulièrement Catherine Jackson, coordinatrice de la collection, avec qui la collaboration fût exemplaire. Cet ouvrage fût aussi l’occasion pour l’Enssib de retravailler sur ces contrats d’édition qui sont maintenant plus en phase avec les évolutions numériques.

Dans le cadre ses 20 ans de l’école, ce livre donne aussi lieu à une version numérique accessible librement en streaming (lien à venir). Vous pouvez commenter chaque article. En complément de la version papier, vous y trouverez un entretien avec Michel Fingerhut à propos des moyens de médiation numérique mis en oeuvre sur le portail de la musique contemporaine. Il est probable que chaque auteur publie aussi en ligne sur son site ou sur son blog sa propre contribution. Les 3 miennes seront mises en ligne progressivement sur ce blog.

Présentation

Depuis quelques années les bibliothèques ne cessent de prendre place sur internet: catalogues en ligne, sites web devenant peu à peu des portails de services, blogs et tous les avatars du web participatif ainsi que les réseaux sociaux. Si l’objectif est bien d’être présent dans l’univers numérique des usagers existants ou potentiels, en revanche les bibliothèques doivent garder leur spécificité sous peine d’être noyées dans le flot général. Il s’agit notamment de transposer en ligne la médiation documentaire, c’est à dire tous les moyens que nous mettons en œuvre pour favoriser la rencontre d’un lecteur avec les documents susceptibles de l’intéresser ou de lui ouvrir de nouveaux horizons.

Cet ouvrage réunit une dizaine d’auteurs d’horizons divers (universitaire, bibliothécaire et libraire) pour vous donner d’une part un cadre général sur la médiation documentaire numérique et d’autre part des exemples destinés à vous servir d’inspiration pour améliorer ou vous lancer dans ce domaine.

Sommaire

Partie I – Le périmètre de la médiation numérique documentaire

-La médiation numérique dans le cadre d’une politique documentaire raisonnée : l’exemple de la MIOP, par Jérôme Pouchol
-Définition et enjeux de la médiation numérique documentaire, par Isabelle Fabre et Cécile Gardiès
-La médiation documentaire numérique dans les musées: entre autonomie et prescription par Genevieve Vidal
-A propos de Bibliomab, une approche de la médiation documentaire numérique du patrimoine, par Léo Mabmacien
-Médiation documentaire et les services de Q/R, Claire Nguyen

Partie II – Construire son projet de médiation numérique documentaire

– Définir son projet: 5 étapes incontournables, par Franck Queyraud
– Construire la médiation documentaire par les publics: les portails thématiques de l’Infothèque, par V. Mesguich
– Scénariser le catalogue et contextualiser les recherches : la librairie en ligne Bibliosurf, Par Bernard Strainchamps
– Eléments pour une évaluation de la médiation documentaire numérique, X Galaup

Partie III – Se former et accompagner les équipes
-Inclure la médiation documentaire numérique dans le travail d’équipe, par Didier Desmottes
-Acquérir une culture numérique et utiliser les outils de médiation, par Thomas Chaimbault
-Concevoir et faire fonctionner un blog de bibliothèque : quelques pistes concrètes à partir de l’exemple du Buboblog Perrine Helly
-CherMédia : l’agora des bibliothécaires du Cher, par Christine Perrichon
-Le magazine en ligne des bibliothèques de Lyon : Points d’Actu !, une voix singulière  Bertrand Calenge

Partie IV – Interagir en ligne, produire des contenus, partager

-Silence on joue!: Le médiateur, les jeux vidéo et les ressources documentaires, par Julien Devriendt
-Les Coups de cœur 2.0 de la Médiathèque de Quimperlé, par Pascal Thibault
-Exemple d’un netvibes thématique en médecine Marie-Gabrielle Chautard
-Mise en valeur d’un fonds patrimonial autour du centenaire de Jean Carbonnier (1908-2003), doyen de la Faculté de droit de Paris, fondateur de la sociologie juridique / Noelle Balley et de Sébastien Dalmon
-Utiliser les réseaux sociaux littéraires pour la médiation documentaire numérique, par Alexandre Lemaire
-Critiques de documents dans un catalogue participatif, par Philippe Diaz

MEMENTO, Par Xavier Galaup

Retour d’expériences (épisode 1) : Le Web, les bibliothèques et nous… : des expériences concrètes en bibliothèques, compte-rendu d’une journée d’étude ABF PACA

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Organisée par l’ABF PACA, le jeudi 15 décembre 2011 à la médiathèque de Saint-Raphaël avait lieu la première journée d’étude d’une série baptisée : «Retour d’expériences (épisode 1) : Web, bibliothèques et nous…».

Le principe de ce premier épisode était de présenter des expériences très concrètes d’usages et d’utilisations des nouveaux outils qui n’existaient pas il y a dix ans. Une seconde journée aura lieu en décembre 2012 autour des recommandations de lecture et du livre numérique et des différentes manières d’animer le tout ! 😉

Du concret, je vous dis ! Photographie de François Morey

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Premier intervenant, Bruno Neveux, bibliothécaire musical à la Médiathèque de Guebwiller (68) avait fait un long déplacement pour évoquer une expérience de musique en ligne sur le portail calice 68,  menée dans les bibliothèques alsaciennes, expérience propulsée par Xavier Galaup dont on retrouvera sur son blog, le premier bilan de streaming musical en bibliothèques

Voici la présentation de Music Me, offre de musique numérique dans les bibliothèques alsaciennes  par Bruno Neveux

Cette première intervention et la suivante (Culture Wok) ont pu être filmées et podcastées. Malgré une qualité qui n’est pas parfaite (les intervenants et leurs spectacteurs voudront bien nous en excuser), il nous a semblé intéressant tout de même de vous faire partager le contenu et la parole de nos intervenants. Voici donc la présentation de Bruno Neveu dans la Vidéo 1 et la Vidéo 2

Le document de présentation est ci-dessous sous deux formes : en ligne, en cliquant sur l’image ou en bas pour la récupérer.

Vous pouvez la récupérer ici : Music Me Saint Raphaël 15 12 2011

 

Dis-moi où tu lis, et je te dirai qui tu es ! Photographie de François Morey

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Ne cherchez plus : Trouvez ! Tel est le slogan de Culture Wok, un moteur de recherche sensitive ! Sensitive, oui, terminé le catalogue « bassement » descriptif (je plaisante !). De l’info, du lien, de l’enrichissement, on veut !  maintenant : lecteurs et bibliothécaires !

Renaud Garcia, le créateur de l’univers Culture Wok est venu ensuite détailler cet outil qui permet aux bibliothécaires et à nos usagers de participer à un moteur de recherche sensitive. Médiation, vous avez dit ?

La présentation de Renaud Garcia se déroule dans la vidéo 3 et la vidéo 4.

et son power point, en cliquant sur l’image :

Vous pouvez également le récupérer ici : CultureWoK Saint Raphael journée ABF

Enfin, les tarifs 2012 de Culture Wok sont ici :  Grille tarifaire 2012 pour les bibliothèques 

et la plaquette d’information : PLAQUETTE_CULTUREWOK_

Information importante :

L’ABF PACA, LIBRAIRES DU SUD et L’ AGENCE REGIONALE DU LIVRE PACA ont en projet pour 2012 : « Livres dans le Wok ». Pour mémoire, il s’agit d’un projet de création d’un site internet collaboratif destiné aux acteurs de la chaîne du livre, basé sur le moteur de recherche sensitive Culture Wok, consistant à introduire des recommandations de lectures sur des ouvrages choisis par des bibliothécaires et des libraires et leur permettre d’effectuer leur principal rôle commun : la médiation et le conseil. Coordonné par l’ARL, le projet sera réalisé en partenariat entre l’association Libraires du Sud et l’ABF PACA. Dans un premier temps il sera « expérimental », l’idée est de proposer à dix médiathèques et dix librairies de PACA de constituer la base de documents. Celle-ci sera ensuite pérennisée et proposée à d’autres bibliothèques et librairies de toute la région. Première réunion prévue dans le premier semestre 2012. Si vous voulez en savoir plus, me contacter : franckqueyraud at gmail com. (Président ABF PACA)

Non ce n’est pas un moine de l’Abbaye d’Eco travaillant sur une encyclopédie !

Photographie de François Morey

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En début d’après-midi, pour cause d’encombrement de l’auditorium du Centre Culturel, nous avons poursuivi la journée dans les salles du troisième étage, et malheureusement, aucun film n’a pu être saisi.

Nous avons toutefois eu la joie d’accueillir un « wikimidien », membre actif de Wikimédia France qui gère projets et encyclopédie Wikipédia : Hervé Goldberg venu des hautes terres picardes pour nous parler des projets de Wikimedia avec les bibliothèques.

 

Voici sa présentation : Projets Wikimedia hervé goldberg Présentation ABF PACA

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Lire, on peut n’importe où ! Photographie de François Morey

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Pour clôturer cette journée, nous recevions Alexandre Simonet, Chef de projet prospective et médiations, arts et cultures numériques au Carré d’Art bibliothèques de Nîmes. Il venait nous parler : de l’art numérique en bibliothèque une chance pour le web 2.0 : Kiibook (livres d’art numérique) et cartographie culturelle.

Cela faisait longtemps que nous souhaitions inviter, Alexandre. Il nous présenta d’abord cette expérience remarquable nommée : Kiibook qui permet de créer des livres d’artistes numériques. En 2010, Alexandre avait eu la gentillesse de répondre à mes questions sur ce blog  : créer des livres d’artistes ou l’expérience Kiibook du Carré d’Art Bibliothèques de Nîmes : rencontre avec Alexandre Simonet. L’opération continue et vous pouvez contacter Alexandre si vous envisagez un développelent d’ateliers Kiibook au sein de votre médiathèque.

Enfin, il nous présenta son nouveau projet, tout aussi formidable, alliant nouvelles technologies, cartes interactives, mémoires des citoyens nîmois et documents du patrimoine conservés dans les bibliothèques  : De nîmes vers ailleurs, expérience de cartographie culturelle en bibliothèque.  Voici ce qui est écrit sur le site, à propos du projet :

« De Nîmes vers ailleurs est un projet de médiation culturelle dédié à la cartographie numérique en bibliothèque. Il prend comme arrière plan Nîmes et son agglomération et cherche l’ouverture vers un ailleurs constitué d’expériences cartographiques similaires. Les tenants  et les aboutissants du projet : sur le wiki de Labomedia

La cartographie interactive, une pratique culturelle à part entière

On ne compte plus en effet les sites web, ni les applications S.I.G (systèmes d’informations géographiques), fixes ou mobiles qui permettent de mettre en scène et de partager des données géolocalisées en temps réel. De nombreuses personnes envisagent la cartographie numérique comme un nouvel espace d’expression culturelle des réseaux sociaux et des territoires. Dotés d’une très forte expressivité ¹, ces outils constituent de véritables objets de savoirs et de connaissances issus des réalités autochtones permettant de valoriser les fonds locaux et/ou patrimoniaux des bibliothèques ou des musées.

Un outil culturel multifonction

De Nîmes vers ailleurs se présente donc sous la forme d’un outil éditorial permettant la présentation et la réunion des projets cartographiques. Il aide également à la création et à l’exportation de cartes interactives.

A qui s’adresse ce projet ?

Ce projet s’adresse à vous, que vous soyez nimois ou non, lecteurs, géographes, pédagogues, archéologues, historiens, artistes, acteurs du tourisme, médiateurs, étudiants, designers, informaticiens, journalistes, paysagistes, chercheurs ou simple curieux. Si vous avez un projet n’hésitez pas à nous le faire savoir en nous écrivant à bibliotheque.ecm@ville-nimes.fr

«Toute carte est prise dans un héritage quelle prolonge et transforme. Elle est la pointe provisoirement ultime d’une bibliothèque ou d’une cartothèque.» Jean Marc Besse in « Cartographie », Les carnets du paysage « Actes Sud et l’école nationale supérieure du Paysage », 2011. »

Deux projets qui ont ravis les participants à cette journée « retours d’expériences »… Elle aura démontré qu’avec un peu d’imagination (et pas seulement des moyens financiers), les bibliothécaires d’aujourd’hui ont des outils qu’ils peuvent utiliser pour créer des projets de médiation pertinents et actuels, modernes et novateurs. Arrêtons donc de voir dans le web une menace et imaginons, apprenons aussi et formons-nous aux nouveaux outils à notre disposition. Il faudra également faire évoluer l’offre de formation professionnele auprès des organismes habilités en régions (CNFPT, CRFCB, ENSSIB, ARL et même ABF…).

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Enfin, nous voudrions vous signaler que les photos de lecteurs et de lectrices sont l’oeuvre d’un ancien bibliothécaire : François Morey, bibliothécaire en retraite du côté de la Baie des Anges et ci-dessus en pleine occupation pour devenir le mécanicien de la battemobile… Le métier de bibliothécaire méne à tout ! Au fait (merci), François, lors de sa journée était venu exposer ces photographies : il y en a d’autres qu’ils se proposent d’exposer gracieusement dans vos bibliothèques. Si vous êtes intéressés, vous pouvez les voir ici et ici (c’est sur Facebook) ou contacter François, directement : francois.morey (at) yahoo (.) fr

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A suivre… Retours d’expériences (épisode 2) en décembre 2012 : recommandations de lecture et livres numériques dans tous leurs états… A suivre sur les pages régionales PACA du site de l’ABF. Pensez à adhérer ! Ca peut paraître ringard de militer ou de rejoindre une association, mais plus on est de fous… 😉

Enfin, de chaleureux remerciements pour l’accueil de la Ville de Saint-Raphaël, la présence et le soutien de l’Adjoint à la culture et de la directrice de la médiathèque, ainsi que des collègues de l’ABF PACA et de la Médiathèque de Saint-Raphaël ou du Centre Culturel qui ont aidés à la préparation de cette journée…

Franck Queyraud

Bibliothécaire et président de l’ABF PACA.

Promouvoir en bibliothèque en 2011, la musique, des recommandations de bibliothécaires, du livre d’artiste ou des arts numériques ou faire de l’encyclopédisme : une journée d’étude le 15 décembre

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L’Association des Bibliothécaires de France groupe régional PACA (que je préside depuis peu) organise une journée d’étude intitulée :

« Retour d’expériences (épisode 1) : Web, bibliothèques et nous…   »

Médiathèque de Saint-Raphaël––Place Gabriel Péri – 83700 Saint-Raphaël

le jeudi 15 décembre 2011

Dans cette journée, il s’agit CONCRETEMENT de montrer des expériences numériques qui sont en cours ou ont eu lieu autour de :

* la musique avec l’expérience sur la musique en streaming développée en Alsace à l’initiative de la BDP du Haut-Rhin et de Xavier Galaup (Président de l’ACIM) : comment continuer à proposer une offre musicale en bibliothèques alors que les individus ont ou vont avoir la possibilité avec leurs abonnements téléphoniques, de télévision ou du web de se passer totalement de nous ? Dommage, non ? Diversité musicale, action culturelle, découverte et conseils… à la trappe ? Quel bilan peut-on tirer de cette expérience alsacienne ? Doit-on généraliser ce modèle ? Nous accueillerons Bruno Neveu, bibliothécaire musical à la Médiathèque de Guebwiller (68), un des animateurs de cette initiative remarquable…

9h30 Présentation de Music Me, offre de musique numérique dans les bibliothèques alsaciennes  par Bruno Neveu, bibliothécaire musical – Médiathèque de Guebwiller (68) suivi d’ échanges avec le public

* Comment faire participer nos usagers  à la vie de nos catalogues de bibliothèques, donner un peu de vie, de clarté (si j’ose dire) à nos OPAC très, trop stricts : titre, auteur, éditeur, lieu d’édition… Même si la description bibliographique est indispensable et condition pour accéder aux ressources, il nous faut désormais développer la participation des usagers et leur permettre de partager, par exemple, leurs coups de coeur (mais pas seulement !) sur nos outils,  pour enrichir nos catalogues, faciliter les recherches et le partage de la connaissance. Tout reste à inventer encore. Renaud Garcia, le créateur du moteur de recherche sensitif Culture Wok, viendra nous présenter ce nouvel outil qui pourrait être associé à nos portails de bibliothèques, être un outil pour développer une vraie relation avec nos usagers. Là encore, nous devrons être dans l’invention dans les années à venir : quelle forme renouvelée au club de lectures, au club d’écoute musicale… ? Comment partager entre professionnels et usagers autour des courants de la vie culturelle ?

10h45 L’univers Culture Wok : faire participer nos usagers à un moteur de recherche sensitive par Renaud Garcia (créateur de Culture Wok) suivi d’échanges avec le public

* L’encyclopédie Wikipédia est devenue en quelques années, un nouveau lieu phare de l’encyclopédisme, un modèle aussi de participation collective, non exempte de critiques ou de polémiques, mais malgré cela, elle s’est imposée. Hervé Goldberg de Wikimédia France viendra évoquer les projets de wikimedia, et les partenariats liés autour de ces projets avec des bibliothèques et des établissements similaires et nous dressera un bilan de ces partenariats. On pourrait penser un peu rapidement qu’avec le numérique, les bibliothèques ne sont plus des lieux où chercher de l’information : le numérique nous donne de nouvelles portes d’accès jusque là cachées ou difficilement accessibles au commun des mortels ! A nous, les professionnels de l’information, d’organiser et de signaler les nouvelles ressources et participer aux projets de Wikimédia, par exemple.

14h L’encyclopédie Wikipédia dans les bibliothèques : expériences par Hervé Goldberg de Wikimédia France  (Précisions à venir) suivi d’échanges avec le public

* Enfin, la journée se terminera par l’intervention d’Alexandre Simonet qui travaille à la bibliothèque Carré d’Art de Nîmes et qui a su renouveler le monde du livre d’artistes en l’adaptant au numérique avec l’expérience Kiibook . J’ai consacré un billet et une interview à ce travail, je vous invite à relire ici. Alexandre nous parlera également projets autour des arts numériques et de cartographie culturelle… Là aussi, à nous d’explorer le web et de présenter à nos publics, des initiatives qui sont parfois un peu perdues sur le Web.

15h30  De l’art numérique en bibliothèque une chance pour le web 2.0 : Kiibook (livres d’art numérique) et cartographie culturelle par Alexandre Simonet, Chef de projet prospective et médiations, arts et cultures numériques au Carré d’Art bibliothèques de Nîmes suvi d’échanges avec le public

Cette journée est le premier épisode d’une série consacrée à des retours d’expériences concrétes dans les bibliothèques. La prochaine aura lieu en 2012 autour de la médiation numérique, de la recommandation et des livres numériques. Date et lieu seront précisés prochainement.

Pour vous inscrire, il reste encore des places, c’est ici.

Je remercie ici les intervenants pour leur future participation. Un grand merci également à nos partenaires (Région, Drac PACA, BDP13) et bien entendu, à la Ville de Saint-Raphaël qui nous accueille une nouvelle fois pour une journée qui s’annonce passionnante et au coeur des préoccupations de notre profession en version bêta perpétuelle !

Franck Queyraud

Président ABF PACA
Coordinateur du groupe ABF Bibliothèques Hybrides

 

 » La musique a toute sa place en bibliothèque  » : manifeste propulsé par l’ACIM

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A l’occasion de la fête de la musique et de la publication de l’appel de l’ACIM, je réanime la mémoire. La musique est l’art d’organiser le silence. La musique est désormais dans les flux des tuyaux du Web et toutes les bibliothèques n’y sont pas encore, dans les flux, restant sur le bord du fleuve, regardant passer les labs de toutes sortes, se demandant si l’eau est froide. Il faut plonger et mettre nos barques dans le sens du courant… notamment pour donner un peu le la en terme de contenus musicaux… 😉

L’ACIM (Association pour la Coopération des professionnels de l’Information Musicale) publie un texte rappelant les enjeux de la musique en bibliothèque ( http://www.acim.asso.fr/spip.php?article335):

La musique est un langage universel propre à attirer et à fédérer tous les citoyens, indépendamment de leurs origines et de leurs catégories socioprofessionnelles. Si l’écoute et la pratique musicale ne cessent de se développer dans le monde, en revanche la culture musicale est trop souvent négligée au niveau institutionnel en France, excepté dans de rares circuits, et n’a jamais été prise en compte par des acteurs économiques davantage préoccupés par la rentabilité de leurs investissements que par la diversité musicale.

Le défunt Conseil Supérieur des Bibliothèques avait constaté dans ses différents rapports que la place de la musique était encore insuffisante dans les bibliothèques. Alors même que cette situation perdure globalement, la musique en bibliothèque est aujourd’hui fragilisée par la baisse des prêts, le développement de l’écoute et du téléchargement en ligne. C’est ainsi que plusieurs nouvelles médiathèques ont ouvert récemment sans présenter la totalité de la documentation musicale (livres, partitions, dvd et disques compacts) voire sans musique.

Ce choix nous semble une grave erreur car l’offre musicale en bibliothèque ne saurait se résumer à une borne de téléchargement ou à une ressource en ligne. Si la place du support CD pourrait être amenée à se réduire à moyen terme, sa présence reste pour l’instant la meilleure manière de matérialiser dans nos locaux une offre musicale hybride, c’est à dire mélangeant collections physiques et collections dématérialisées.

Renoncer à la musique en bibliothèque reviendrait à l’abandonner aux acteurs du secteur marchand qui n’ont pas le souci de la diversité et de la pérennité des œuvres musicales. Tout n’est pas sur le net et tout n’y est pas visible. Malgré son apparente abondance (plus de 7 à 8 millions de titres annoncés sur des plateformes de streaming), l’offre de musique en ligne reste lacunaire dès lors que l’on sort des musiques de consommation courante.

La musique représente une pratique culturelle majeure dans nos sociétés au même titre que la littérature ou le cinéma. Or les pratiques culturelles ne sont pas étanches. Renoncer à la musique en bibliothèque risquerait aussi, en supprimant des passerelles entre elles, de remettre en cause, pour un public éclectique, l’intérêt pour les collections de littérature et de cinéma.

Rappelons à ce propos l’article 7 de la Charte des bibliothèques qui stipule que : « Les collections des bibliothèques des collectivités publiques doivent être représentatives, chacune à son niveau ou dans sa spécialité, de l’ensemble des connaissances, des courants d’opinion et des productions éditoriales. »

Enfin il nous semble important que les médiathèques continuent de jouer un rôle prépondérant dans le développement de la culture musicale à l’aide d’une offre documentaire large mais aussi de concerts et d’animations sous quelque forme que ce soit (conférences, ateliers de créations musicales, etc.). Dans certains territoires, la médiathèque est le seul point d’accès non marchand à la musique.

En accompagnant ces nouvelles pratiques, les bibliothèques ont un rôle important à jouer dans le domaine de l’éducation et la culture musicale du public, notamment pour les nouvelles générations.