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A quoi peut bien servir un réseau social en bibliothèque ? L’exemple de Facebook…

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Ce billet est publié simultanément dans la revue Bibliothèque(s) n°47-48 de décembre 2009, sur le bibliolab, rubrique le billet des hybrides et sur ce blog.

« 350 millions de membres, et vous… ? » Autrefois, la bibliothèque accueillait des lecteurs, ils sont devenus des usagers. Aura-t-elle bientôt des amis, voire – à l’image des clubs de football et des groupes de rock – des fans ? Certaines ont déjà tenté l’expérience. Pourquoi, comment ?

 

J’ai 800 amis sur Facebook ! Ce qui nous gêne, ce qui revient comme une antienne dès que nous parlons d’un réseau social sur Internet, c’est le nombre d’amis que nous pouvons avoir. Car, sûr, dans la vraie vie, donc non-virtuelle, nous avons un, deux, voire une dizaine d’amis au maximum… Avoir un profil avec des centaines ou des milliers « d’amis » nous pose problème en tant qu’individu et en tant que bibliothécaire. En fait, ce terme d’amis est mal choisi. On devrait parler plutôt parler de liens… qui nous rapprochent. C’est d’ailleurs, en sociologie, un des éléments de la définition d’un réseau social

Le social networking (réseautage social en ligne) est apparu dès 1995 mais c’est à partir de 2003 qu’il s’est développé avec le site Friendster aux Etats-Unis  « qui proposait une nouvelle approche de la rencontre en ligne, largement inspirée de la théorie de Stanley Milgram, selon laquelle il existerait six degrés de séparation au maximum entre chaque personne dans le monde ». Comme l’explique Fred Cavazza sur son blog, « les médias sociaux sont donc des outils et services permettant à des individus de s’exprimer (et donc d’exister) en ligne dans le but de se rencontrer et de partager » Né, il y a cinq ans, FB a d’abord été un réseau social fermé, le « copain d’avant » des étudiants de Harvard. Depuis, Facebook a dépassé les 350 millions d’utilisateurs dans le monde

Quelles utilisations ?

On peut envisager l’utilisation et l’animation d’un réseau social à la manière du lieu bibliothèque (voir le billet si pertinent de Cécile Arènes) : agora publique, mais ici, numérique où se révèle une certaine part de l’intime d’un individu, pour rester en phase avec le thème de ce numéro, même si la grande comédie des masques sociaux n’est pas à sous-estimer (anonymat, pseudonymes, mythomanie, etc.) Pour le monde des bibliothèques, on pourrait distinguer deux utilisations majeures d’un réseau social : une utilisation personnelle et/ou professionnelle du bibliothécaire affirmant son « identité numérique » et une utilisation plus institutionnelle qui permet à l’établissement d’aller là où sont certains de ces publics.

Se créer un profil

Avant de détailler les usages, rappelons un fait important. Vous devez vous inscrire pour voir et participer. On créé d’abord un profil personnel où l’on indique… ce que bon nous semble : nos coordonnées pour nous joindre, nos études, nos passions, nos opinions politiques ou religieuses, une vraie date de naissance ou juste un jour et un mois pour les plus pudiques ! Pas d’obligation de remplir ces cases. On ne dit que ce que l’on a envie de montrer… La part de l’intime, nous conservons si nous voulons !

Deuxième étape : la recherche d’amis – maintenant vous savez que je préfère parler de liens – on cherche donc à se lier… FB vous aide à trouver des amis de plusieurs manières. D’abord, en vous proposant de chercher parmi les contacts de votre boite aux lettres (indiscret qu’il est !). Il vous dit qui est sur FB. Vous pouvez ensuite proposer à ce potentiel ami de devenir le votre. Ensuite, selon les informations que vous aurez laissées sur votre profil, FB vous suggérera des noms : gens qui aime le même écrivain que vous où qui font partie d’un groupe comme celui consacré à «  Emmanuel Guibert », l’auteur de BD. Il existe des groupes d’amateurs très sérieux et d’autres plus farfelus, qui naissent, vivent et meurent comme ils sont apparus. Ceux sur «  la main de Thierry Henry » (200 000 fans) risquent de ne pas passer l’année ! Vous pourrez aussi créer votre groupe : celui des « Amis de la BN de Côte d’Ivoire » ou le groupe consacrée à une animation ponctuelle et recevoir les commentaires des membres du groupe. Enfin, vous, vous pourrez rechercher des amis en tapant simplement leur nom.

 

Important, votre profil peut être ouvert à tous ou fermé.

 

 

 

Dans ce cas, vous avez la main (pas celle de…) pour accepter l’ami ou pas. Votre compte comprend une boite aux lettres qui vous permet de lui demander qui il est et pourquoi il souhaite être ami avec vous. A vous, de définir des critères d’utilisation de votre profil et de protéger votre vie privée ! Pour un professionnel de l’information, il est intéressant d’avoir dans ses amis des gens de nature complètement différentes pour étudier, par exemple, ce qu’ils font sur le réseau, ce qui les intéressent… On peut rester en communauté aussi (geeks, bibliothécaires… ou garagistes) mais est-ce vraiment intéressant ?

Enfin, FB est le domaine des applications en tout genre : quizz pour connaître votre niveau de culture générale sur les films gore ou pour installer une ferme virtuelle où vous semez, arrosez, récoltez ou ramassez des œufs. Vous n’aurez plus d’excuses : FB vous rappelle la date d’anniversaire de vos amis et les événements qui vous intéressent. En général, les « grands » médias se focalisent ici.

 

Des usages individuels et/ou professionnels

 

On communique sur ce que l’on appelle le mur. On le « taggue » de nos commentaires, de nos réflexions. Outil de partage et de veille, grâce à des liens vers des sites, des billets, des vidéos, au moyen d’un simple copié-collé. On peut annoncer un événement (une conférence dans votre bibliothèque, une pétition à signer, à relayer). La fonction « Partager » permet d’envoyer une information vers un groupe d’amis que vous sélectionnez. Si vous êtes sur le mur d’un de vos amis, « Partager » permet d’envoyer son information vers votre mur. C’est ainsi que se diffuse de manière massive et rapide à travers les réseaux d’amis les informations à relayer. Si vous utilisez plusieurs outils, par exemple, un compte twitter, vous pouvez coupler celui-ci  avec FB. A quoi cela sert-il ? Si vous le souhaitez, ce que vous écrivez sur Twitter sera relayé sur FB, vers un autre groupe d’amis. Vous mélangez ainsi vos réseaux sociaux et vos informations.

Le mur peut ressembler à un outil de publication comme un blog de signalement. Permettez-moi d’utiliser ma pratique. Je me suis rendu compte récemment que je n’écrivais plus sur mon blog professionnel, non plus par désintérêt mais parce qu’il est plus facile sur FB de publier ses découvertes sur le web. Mon blog, restant en usage dorénavant pour des billets plus personnels de réflexions.

Outil de veille ou de publication, FB est aussi un lieu de mémoire individuel car vous conservez  toute votre activité. C’est d’ailleurs un des reproches fait à FB : comment conservent-ils nos données, comment les utilisent-ils ? Récemment, FB a voulu changer les CGU (Conditions générales d’utilisation). En résumé, FB devenait propriétaire de tout ce que vous publiez sur votre mur, comme les photos de la fête d’anniversaire de votre petit dernier… Sous la pression, ils ont reculé. D’autres sites (Amazon, Fnac) utilisent également nos comportements sur les réseaux. La fonction « ceux qui ont acheté ceci ont acheté cela » en est la preuve. C’est la contrepartie pour utiliser ces services de manière gratuite. Mais, restons vigilants.

Enfin, l’aspect relationnel est certainement une des raisons du succès de cet outil.

 

 

 

Une fonction de tchat est incorporée à la manière d’un MSN, active ou non active. Communiquer avec un artiste devient très facile : certains se prêtent simplement au jeu. C’est une évolution du rapport artiste/fan. Un fan moins adulateur en quelque sorte. Les fonctions neuronales y gagnent ! Pour un bibliothécaire, c’est parfois un moyen plus rapide que les attachés de presse pour atteindre le futur conférencier de sa bibliothèque.

 

Des usages institutionnels

Silvère Mercier, dans un billet paru sur son incontournable blog Bibliobsession, nous le rappelait : pour une institution, créer une page qui aura des fans est préférable à un profil (individuel) qui aura des amis. Disons le, humoristiquement, cela évitera de répondre à la question sexe de votre institution ! En lisant attentivement les commentaires de ce billet, la BM d’Angers qui avait créé un profil (personnel) répond à la critique de Silvère regrettant le choix du profil. Elle a créé également une page qui ne contient en définitive que 59 fans. Par contre, le profil BM d’Angers accueille 597 amis. Décidemment, les usages de nos utilisateurs sont impénétrables. La BM d’Angers, en définitive, « alimente profil et page avec le même contenu : on fait un article sur la page et on le partage sur le profil ». Le wiki Bibliopedia possède une page qui recense les réseaux sociaux des bibliothèques francophones.

Pourquoi être sur FB pour une bibliothèque ? Réponse simple : une partie de nos usagers l’utilisent. La page FB de la bibliothèque est une annexe du site de la bibliothèque et parfois son site unique quand la bibliothèque n’a pas de site. Dès lors, se retrouvent sur la page : informations pratiques (horaires, tarifs), activités et annonces d’événements (conférences, ateliers), diaporama d’images, articles des bibliothécaires comme pour la Bibliothèque de Toulouse.

La page qui accueille des fans (ou des amis si choix d’un profil) pourra recevoir les commentaires de ceux-ci. Comme le site traditionnel, la page facebook est un outil de communication. Elle nécessite non seulement un animateur de page qui sera aussi un modérateur de la parole des usagers. Quels commentaires mon établissement va-t-il pouvoir accepter ? La question est centrale et à réfléchir avant présentation à nos hiérarchies.

Aspect positif de ces échanges : avoir les avis de nos publics, recueillir leurs demandes, faire écho et participer à la vie de la cité. C’est une application très concrète pour mettre en application toutes les remarques issues des enquêtes et colloques de connaissance des publics.

Communiquer sur les nouvelles acquisitions ou autour des animations de la bibliothèque, publier les mp3 de la bibliothèque, faire de la veille et du suivi. Certes ! Hubert Guillaud sur son blog La feuille nous interroge : « L’essentiel n’est certainement pas d’ouvrir un espace dédié à un projet clos, mais au contraire de s’ouvrir à un plus large auditoire. Le but n’est pas d’ouvrir une page ou un groupe aux couleurs de sa bibliothèque, mais d’imaginer plutôt ouvrir des groupes plus larges capables de toucher plus de monde. Pour un discothécaire, il vaut mieux ouvrir une page « I love Rock’n Roll » qu’une page au nom de la discothèque de Trifouillis-les-Oies». Message entendu par les bibliothécaires musicaux de la BFM de Limoges qui ont créés : L’e-music box (381 amis), une page qui se veut un juke-box virtuel dédié aux artistes du Limousin.

 

 

 

La fonction reset d’un jeu vidéo n’existe pas sur le web !

 

D’autres limites se dégagent sur la conservation des données personnelles. Comment sont-elles conservées ? Que deviendront-elles après notre mort ? Quand je quitte un réseau social, puis-je les effacer ? Ai-je l’assurance que ce que j’ai dit à un certain âge de la vie ne se retournera pas contre moi. C’était l’objet du récent débat à l’Assemblée Nationale suite à la proposition de loi de deux députés sur le droit à l’oubli numérique. Si Internet est un média de « flux », c’est aussi un média de « stock ». Le virtuel est toujours inscrit dans du matériel. Comme le précise, Denis Ettighoffer, fondateur d’Eurotechnopolis Institut  « L’homme numérique doit pouvoir compter sur la loi pour faire effacer des données sur le Net qui pourraient être attentatoires à son intégrité morale, à sa liberté individuelle, à celle de sa famille, qui limiteraient ou tenteraient d’influencer ses activités privées, publiques ou professionnelles. ». Il faut donc être rapidement conscient de notre identité numérique sur Internet et les réseaux sociaux. La fonction reset d’un jeu vidéo n’existe pas sur le web. Nous avons aussi le rôle d’informer nos plus jeunes usagers sur ces risques. Je passe rapidement sur le devoir de réserve du fonctionnaire que vous connaissez par cœur.

 

Conclure ? Même si le modèle économique de ces réseaux sociaux n’est pas fixé (gratuit, payant) et que le recul nous manque pour analyser ce phénomène fulgurant, ces outils ne sont pas qu’un effet de mode passagère. Ils illustrent le besoin de communication des individus qui ont tendance à se replier vers un cocon protecteur. Autant le téléphone me parait symboliser un désir de ne jamais quitter le cadre rassurant de son entourage proche, autant les réseaux sociaux représentent des volontés d’ouverture et de découverte vers les autres. Terminons par un clin d’œil en essayant de créer une loi à la manière d’Asimov : « Tout site aura dans le futur une tendance naturelle à devenir un réseau social. ».

 

FQ

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Du Podcast video : 3 exemples d’utilisation ou pourquoi ne pourrions nous pas faire la même chose ?

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Au gré de mes chemins dans les flux de zinzinternet, voici trois propositions de mises en valeur d’interviews ou de conférences autour de la culture qui pourraient inspirer les équipes de bibliothécaires.

D’abord, un nouveau site : Web-tv-culture qui :

« se veut un lieu de rencontres et d’échanges pour tous les amoureux des livres : auteurs, éditeurs, libraires, lecteurs. Tous ceux dont la vie ne saurait se concevoir sans les livres. Alliant à la fois la facilité d’Internet et la convivialité de la vidéo, Web TV Culture est un site vivant sur lequel les auteurs présentent leurs œuvres, les libraires donnent leurs coups de cœur et les lecteurs partagent leur opinion sur les derniers livres parus. Romans, essais, biographies, bd. Tous les livres ont leur place sur Web TV Culture. En toute simplicité, les auteurs parlent d’eux, et les libraires sont invités à donner leur point de vue. En quelques clics, vous pouvez même commander le livre présenté et le recevoir directement chez vous en quelques jours.« 

J’aime bien la limpidité du site, la fluidité et la qualité des films et des interviews. MAIS, j’espère que nous aurons TOUS les livres comme la note d’intention du site le dit plus haut. Pour l’instant, je ne suis pas convaincu par le choix des auteurs : plutôt têtes de gondoles ou d’Office… Proposition aux membres du site : prendre n’importe lequel des numéros du Matricules des Anges et interviewer les auteurs cités… Cela nous changera des inévitables Sollers, Tillinac, Saint-Bris ou autres…

Ensuite, le site de la télévision québécoise Téléquébec propose les podcasts de l’émission de Stéphan Bureau : Contact sous-titrée (humblement ?) l’encyclopédie de la création.

Dans la rubrique video, vous pourrez voir de la balladodiffusion, le terme de nos cousins canadiens pour l’acronyme podcast. Avec des écrivains, des scientifiques qui sont certes beaucoup en tête de gondoles mais à la différence du site précédent, Stéphan bureau passe pratiquement une heure d’interview avec l’auteur choisi… avec un art d’intervieweur certain…

Enfin, les conférences de la BPI mises en ligne au bénéfice de tous dans la rubrique Les Archives sonores

Pourquoi ne pourrions nous pas faire la même chose sur nos portails de bibliothèque ?

Une caméra numérique, un auteur, des questions, un éventuel petit montage avec un logiciel de type Adobe première, une autorisation de diffusion de l’auteur… Pas même besoin de mettre sur notre serveur … un site de partage vidéo suffit…

Pas de compétences en interne ? Il faut s’y mettre… demander des formations… envoyer aux institutions comme le CNFPT vos besoins de formation pour que l’année suivante, un stage se déroule…

Intérêts : présenter de manière permanente vos enthousiasmes. Guider, donner à lire, à écouter, à comprendre.

Rien que ça ?

Nous avons trop attendu…

L’excuse du temps et des moyens n’est plus d’actualité… Je vous parle d’envie…

Silence

Regards sur la littérature israëlienne : salon du livre mars 2008

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Si comme moi, vous n’avez pas pu vous rendre au Salon du Livre, le site Akedem a eu la très bonne idée de filmer les rencontres avec les écrivains israéliens et de les mettre à disposition sur le site.

Une heure avec les écrivains, c’est ici.

et

Toutes les tables-rondes sont !

Face à cette scandaleuse polémique de boycott, il faut comme à chaque fois dans ce genre d’instrumentation, retourner aux textes des écrivains, écouter leurs voix…

Deux mots en réponse contre les dialecticiens et les faiseurs de morts : l’écoute et le dialogue… seule route possible…

La polémique tue la lumière…

Silence

Incroyable : une tranche de vie à propos de la sélection de musique sur Internet…

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Aujourd’hui, lundi 24 mars 2008, pour la première fois de ma vie…

j’ai aujourd’hui 42 ans, 8 mois et quelques jours…

pour la première fois de ma vie (Quel ringard !), donc, j’ai téléchargé sur itunes un album repéré grâce au MySpace du groupe : Tribeqa… et grâce aussi à une amie qui m’a dit d’aller jeter une oreille sur ce MySpace…

Les quelques titres en écoute m’ont persuadé… Mais, voilà, lundi 24 mars = lundi de Pâques… Magasins fermés… Commander en ligne ? Oui, mais je ne l’aurai pas tout de suite… Alors, je me lance : création du compte sur itunes… achat… téléchargement…

Résultat : 5 minutes !!! Je le transfère sur mon ipod…

En plus, je n’ai pas abîmé la planète, je n’ai pas pris ma voiture pour aller chez mon disquaire… qui est fermé de toute façon…

Qui dit mieux ?

Cette facilité d’utilisation anéantit tous les discours protectionnistes… Le prix ? 9,99 €. Certes, il est nécessaire d’avoir une carte bancaire…valide… Mais le prix ? Certaines nouveautés cd sortent autour de 23 €. Quelques semaines après, on les retrouve dans des opérations promotionnelles autour de 9 € voire 6 €. J’ai en mémoire le dernier cd de Jenifer, qui à peine sorti, se retrouve dans cette situation. 23 € versus 9 € ! De qui se moque t’on ? Cochon de payeur !!!

Mais, tout n’est pas si rose…

Un autre jour, j’ai essayé d’acheter une vidéo sur Artevod… J’ai créé un compte, payé (6.99 €)… jusque là tout va bien… Quand j’ai téléchargé, gros problèmes : mon ordinateur n’était pas au top de sa forme selon les tests de Artevod… Il me fallait le logiciel un tel de la dernière version, mon système d’exploitation n’allait pas… il me fallait aussi mettre à jour… J’ai essayé de le faire… mais la mise à jour de mon système d’exploitation faisait planter ma livebox… du coup, je n’avais plus Internet…j’ai communiqué avec le service après vente d’Artevod… plusieurs fois… un mur… il me fallait un ordinateur au top !

Faites le test de configuration…

Résultat, j’ai abandonné… J’ai payé 6,99 €… je n’ai jamais eu le film commandé… je me suis lassé…Trop compliqué… J’ai eu mon film autrement…

Pourtant, je fais parti soi-disant des utilisateurs dit avancés…

Trop de technique tue la technique…

Pourquoi les services en ligne de sociétés publiques (Artevod, RadioFrance…) sont toujours plus compliqués que ceux des sites de sociétés privées (TF1, Vodeotv, Itunes…) ?

Revenons à Tribeqa : je vous conseille d’ailleurs… Il y a un certain Magic Malik à la flûte sur certains morceaux. Vous savez le Magic Malik qui a fait cet album de jazz ovni : 69 96…

magic-malik.jpg

… des musiques qui viennent d’on ne sait où !!!

Excusez moi de vous raconter ainsi ma vie : à 42 ans, 8 mois et quelques jours, le bibliothécaire, jadis bibliothécaire musical, télécharge son premier album…

Je viens de rejoindre la nouvelle génération qui télécharge à tout va… de tout… un peu… ou beaucoup… butinant des atmosphères comme on zappait sur une radio, jadis…

En disant cela, je sais aussi que je ne vais pas changer du jour au lendemain : je ne me vois pas télécharger seulement un titre… je suis obligé de télécharger l’ensemble de tous les titres…

je ne peux pas imaginer tronçonner le… par exemple… Wish you were here des Pink Floyd…

je ne peux pas écouter seulement un titre…

j’écoute l’album ou rien…

Mais je suis d’une autre génération…

Tout cela, pour vous dire quoi ?

Comment on fait maintenant nous, les bibliothécaires ?

Comment on fait pour faire de la sélection de musique sur Internet quand on veut proposer de la musique à ses usagers en Médiathèque ?

Comment la proposer, cette musique, quand elle n’existe pas du tout sous la forme d’un support édité et distribué par un vrai intermédiaire musical qu’on appelle un label, un éditeur, une major ou autre ?

Comment faire son choix sur Jamendo, par exemple, une sorte de grand label numérique où l’on trouve le pire comme le meilleur ? Mais beaucoup de belles choses…

Comment met-on en valeur des musiciens qui n’ont pas une image valorisée par les moyens médiatiques de notre époque : radio, tv, presse musicale ?

De notre rôle de sélectionneur, il faut dorénavant endosser le rôle de découvreur dévolu auparavant aux gens des maisons de disques…

Je vous laisse avec mes questions…

Allez, je retourne écouter mon premier achat numérique… mince, j’ai pas la pochette ni le livret… zut… c’était mieux avant… rezut… Voilà que je parle comme certains responsables de majors…

Silence

__________

lampes-metro.jpg

Corrélats pour aider à la sélection : des sites de streaming légaux… et communautaires…

Le tout nouveau site Jiwa (13 mars 2008) avec le catalogue Universal music : voir un article de clubic.

Quelques autres :

Deezer

Imeen

Last.fm

Sonific

 

 

Des carnets (blogs) de classe à Québec : résultats d’une initiation aux nouvelles technologies

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moncarnetdeclasse.ca est un projet de carnets (blogues) scolaires visant le développement pédagogique et l’acquisition d’expertise dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.

Découvert grâce au billet (10 janvier 2008) de Philippe Martin sur N’ayez pas peur !

 

mon-carnet-de-classes-ca.jpg

 

Une belle initiative à saluer !

Silence

Bibliosurf : une « petite » librairie sur internet à soutenir ou comment arrêter de râler contre les bulldozers.

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Sous-titrée une librairie de lecteurs, bibliosurf.com est une « petite » librairie sur le net qui, en plus de nous proposer les choix de son libraire, propose un certain nombre de services à ses utilisateurs :

des interviews d’auteurs ;

des guides de lectures, passionnants comme le dernier (superbe !) sur le polar us : du crash au crack ;

l’intégration des notes de lecture de lecteurs attentifs dans la rubrique Vous avez lu, ce que l’on nomme dans notre jargon de bibliothécais, la recommandation ;

ou encore une manière originale de parler des livres et de leurs auteurs comme ceux de Lilian Bathelot.

Allez jetez un oeil, voire les deux…

Bibliosurf.com ? « Une « petite » librairie interactive, ouverte depuis mars 2007 avec un catalogue de 6000 livres référencés et un accès à 60 000 titres avec une spécialisation en littérature de genre et un fonds dédié à la cuisine… Ce sont les internautes qui à terme vont constituer l’offre. Le contenu éditorial est constitué de l’apport des éditeurs (description bibliographique, présentation des ouvrages et couverture), et renforcé par l’interactivité et la syndication des articles de centaines de journaux et autres blogs littéraires…. A noter qu’une partie des archives du site Mauvais genres est reprise.« 

Son directeur-webmestre, Bernard Strainchamps animait donc le site Mauvais genres. Dans un billet, titré Du port gratuit à la baraque à frites, du blog de libération Livres échanges (Des libraires parlent de leur métier au quotidien, de leurs lectures, de leurs rencontres), il évoque son parcours et sa tentative actuelle de faire vivre sa « petite librairie » sur le net malgré la concurrence des Amazon et autres bulldozers du même genre, qui détournent la loi Lang allègrement en proposant le port gratuit. (J’avoue : j’ai déjà commandé chez ces bulldozers ! ). Pourquoi ?

« La vraie différence entre un [Libraire] virtuel et un [Libraire] physique, c’est le port gratuit. C’est une pratique mise en place par Amazon en France, un détournement de la loi Lang, une vente à prime condamnée… mais qui perdure. Une fraude qui tue aussi la petite libraire sur le web. Si Amazon dispose de 50% de marge sur un livre, un petit libraire de 3ème catégorie a à peine 30%. Offrir le port pour p’tit libraire sur le web, c’est travailler gratuitement pour tous les livres coûtant moins de 15 euros. » (B.S.)

Et nous, que voulons nous ? Comment arrêter de râler à perte contre ces bulldozers (ce qui ne sert absolument à rien de toutes les manières) ?

Même si parfois la loi arrive à passer, voir un commentaire sur la condamnation d’Amazon(France) sur Lekti-écriture.com (un autre site fédérateur d’éditeurs dits indépendants, à découvrir).

On ne les empêchera pas d’avancer mais individuellement, on peut faire autrement en créant de micros-résistances et privilégier les achats chez les « petits » libraires ou chez ce type de librairie sur le net qui apportent du conseil, de l’énergie et de la passion.

« Pour la rentrée littéraire, j’ai créé un espace évolutif de présentation des romans qui deviendra au fil du temps un véritable guide de lecture. Inédit encore sur le web, ce mélange de techniques très bibliothéconomiques (revue de presse, comité de lecture, indexation, agrégation… ) ouvre de nouvelles perspectives de mutualisation des savoirs entre les professionnels du livre et les lecteurs. En tout cas, c’est une démarche qui place la technique au service de l’humain et non l’inverse. C’est un espoir dans le cadre de la dématérialisation des contenus. » (B.S.)

Vous ne trouvez pas ?

Je précise que je n’ai aucune action dans cette entreprise ni dans aucune d’ailleurs, que je ne connais pas Bernard S. et que voilà… j’aime bien son travail…Na !

Silence

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Droit de l’internet et EPN

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Bonjour,

Je relaie ici le message paru dans biblio.fr. Le blog et le document cité sont particulièrement intéressants :

Il vient d’être mis en ligne un dossier de ressources sur le thème
« Droit de l’Internet et EPN – Espaces Publiques Numériques » (38 pages,
en licence Creative Commons) téléchargeable en PDF à cette adresse :

http://blog.jeanlucraymond.net/post/2007/11/11/Droit-Internet-et-EPN-dossier
-ressources

Il est le fruit d’une veille francophone sur le sujet depuis début
2007, de différentes missions effectuées ou en cours et sera
régulièrement mis à jour en fonction d’une veille active et des
contributions reçues.

Ce dossier peut être utile à tout EPN souhaitant mettre en place des
activités, ateliers et animations sur ces questions et également
trouver des ressources d’informations fiables pour le public. N’hésitez
pas à le télécharger et à le diffuser !

Au sommaire :

  1. Sites publics ou parapublics de référence sur le Droit de
l’Internet
  2. Autres sites de référence sur le Droit de l’Internet
  3. Sites associatifs et professionnels
  4. Sites commerciaux relatifs au Droit de l’Internet
  5. Sites personnels relatifs au Droit de l’Internet
  6. Gestion des Droits d’auteur
  7. Listes et forums de discussion spécialisés sur le Droit de l’Internet
  8. Solutions techniques et logicielles
  9. Sites avec activités
 10. Documents grand public téléchargeables
 11. Documents spécialisés téléchargeables
 12. Activités en Espaces Publics Numériques
 13. Articles de Presse
 14. Sites annexes
 15. Bibliographie papier

Avec mes meilleures salutations,

—–

Jean-Luc RAYMOND
Coordinateur opérationnel du Centre de ressources des Espaces Publics
Numériques de Wallonie (Belgique) – dispositif régional

http://www.epn-ressources.be
(ressources et actualités des EPN au quotidien)