Les «Six heures contre la surveillance» de 16h à 22h sur Médiapart en libre accès

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Ce lundi 4 mai, Mediapart diffuse en direct, de 16 heures à 22 heures, une opération exceptionnelle « Six heures contre la surveillance »: débats, interpellations, chroniques, chansons, duplex. À la veille du vote solennel des députés sur le projet de loi sur le renseignement, il s’agit de fédérer et relayer toutes les initiatives, de donner la parole à tous ceux qui s’inquiètent ou refusent un texte qui menace nos libertés individuelles et collectives.

Nous rendrons également compte en direct, en vidéo, audio et photo, du rassemblement qui débutera lundi à 18 h 30, place des Invalides, à Paris. Ce rassemblement est appelé par dix-huit organisations, qui participeront aussi à notre opération « Six heures contre la surveillance ».

Les organisations qui appellent au rassemblement le 4 mai à 18h30, Place des Invalides.Les organisations qui appellent au rassemblement le 4 mai à 18h30, Place des Invalides.

L’appel de ces organisations peut être lu ici. Il dit en particulier :
« Ce projet entérine les pratiques illégales des services et met en place, dans de vastes domaines de la vie sociale, des méthodes de surveillance lourdement intrusives. Le texte donne aux services de renseignement des moyens de surveillance généralisée comparables à ceux de la NSA dénoncés par Edward Snowden, sans garantie pour les libertés individuelles et le respect de la vie privée. » Mediapart s’associe par ailleurs à l’opération « 24 heures avant 1984 » (voir leur page Facebook ici).

Le programme et les invités de ces « Six heures contre la surveillance » :

  • 16h-18h. Nous sommes tous concernés

Animé par Edwy Plenel. Intervenants
———– La Parisienne Libérée et Jérémie Zimmermann
chantent en duo « Rien à cacher ».
Julien Bayou (24 heures avant 1984)
Eliott Lepers (24 heures avant 1984)
Laurent Chemla (cofondateur de Gandi)
Thomas Guénolé (la pétition citoyenne)
Guillaume Chocteau
(Ressources-Solidaires)
Pierre Tartakowsky
(Ligue des droits de l’homme)
Dominique Curis
(Amnesty France)
———– «Klaire fait grr»
Florian Borg
(Syndicat des avocats de France)
Laurence Blisson
(Syndicat de la magistrature)
Philippe Aigrain
(la Quadrature du Net)
Tristan Nitot
(fondateur de l’association Mozilla Europe et membre du Conseil national du numérique, signataire de l’appel Ni Pigeons, ni Espions)
Sophie Gironi
, directrice de la communication de Gandi (signataire de l’appel Ni Pigeons, ni Espions)
Bluetouff
(hackeur et co-fondateur de Reflets)
———- Extraits du documentaire «Citizen Four»

  • 18h-19h15. Nous sommes tous mobilisés

Animé par Frédéric Bonnaud et Edwy Plenel. Intervenants
Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières
Aurélie Filippetti, députée socialiste et ancienne ministre de la culture
Eva Joly, députée européenne (EELV)
Benoît Thieulin, président du Conseil national du numérique

À 18h30 et à 19h15, Mediapart organise des duplex avec le rassemblement organisé place des Invalides, à Paris.

  • 19h30-22h. Combattre pour nos libertés

Animé par Frédéric Bonnaud et Mathieu Magnaudeix. Trois débats

Pouria Amirshahi, député socialiste
Isabelle Attard, députée Nouvelle Donne
Benjamin Bayart, French Data Network
Clémence Bectarte, Fédération internationale des droits de l’homme

Mathieu Burnel, activiste, proche du Comité invisible
Dominique Cardon, sociologue
Anthony Caillé, CGT-Police
Un porte-parole du SNJ, syndicat des journalistes

Sergio Coronado, député EELV
Adrienne Charmet-Alix, La Quadrature du Net
Éric Beynel, Union syndicale solidaire
Laurence Parisot (ancienne présidente du Medef)

À 19h30 et à 21h, Mediapart organise des duplex avec le rassemblement organisé place des Invalides, à Paris.
Par ailleurs, plusieurs extraits de films seront diffusés.

——————————————————

 Près de 800 acteurs du numérique, parmi lesquels OVH, le plus grand hébergeur français, mais aussi Mediapart, ont signé un appel intitulé « Ni pigeons, ni espions ». « Nous, acteurs du numérique, sommes contre la surveillance généralisée d’Internet », dit cet appel, « mettre Internet massivement sous surveillance, c’est ouvrir la porte à un espionnage incontrôlable, sans aucune garantie de résultat pour notre sécurité. »

Outre ces acteurs et les associations de défense de nos droits numériques (la Quadrature du Net, l’Observatoire des libertés et du numérique) qui, toutes, dénoncent ce texte, outre les autorités administratives indépendantes (CNIL, CNNum, CNCDH, Défenseur des droits) qui ont multiplié les réserves ou oppositions, les citoyens commencent massivement à se mobiliser. Une pétition en ligne exigeant le retrait du projet de loi a déjà recueilli 115 000 signatures le 24 avril à 12 heures.

Mediapart, depuis le début de l’examen parlementaire de ce texte, n’a eu de cesse d’en souligner les dangers pour nos libertés individuelles. Lire ci-dessous :

Loi sur le renseignement: un attentat aux libertés, par Edwy Plenel
Notre dossier complet: les Français sous surveillance

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