« Ce que je trouve dommage dans le monde de l’édition… »

Publié le Mis à jour le

 » Ce que je trouve dommage dans le monde de l’édition, c’est qu’il faut toujours que le livre entre dans un catégorie : science-fiction, polar, littérature classique… Et ça, ça a un but commercial. J’allais souvent dans une bibliothèque qui avait un programme informatique qui permettait à la bibliothécaire de dire à ses lecteurs si vous avez aimé tel bouquin, alors vous aimerez celui-ci. C’est une approche vraiment réductrice de la lecture. Quand j’ai écrit The Locust Room (Jonathan Cape, 2011), on a décrété que mon livre était un polar parce que je parlais d’un homme qui avait violé treize femmes. C’est d’ailleurs tiré d’une histoire vraie. Cette histoire était dans mon roman, mais elle n’en était pas au centre. Mais comme il y avait une scène dans laquelle le violeur se trouvait dans la chambre d’une femme, on a décidé qu’il s’agissait d’un polar. Je trouve ça dommage.

J’ai décidé de choisir une structure simple à mes romans, pour permettre au lecteur de se concentrer sur les idées qui pour moi sont les plus importantes. »

[John Burnside : entretien avec Thierry Guichard, page 24 du dossier consacré à l’écrivain. – Le Matricule des Anges, n° 127, Octobre 2011… ]

Si vous aimez les découvertes, pensez à lire ou acheter cette revue tellement indispensable… chemins de traverse assurés…

Silence

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