Mois: juin 2010

Faire de la veille aujourd’hui pour un bibliothécaire : des nouveaux veilleurs à votre service !

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Une question se pose très souvent aujourd’hui : comment veiller à plusieurs au sein d’une communauté d’intérêt ? La réponse que nous proposons dans le domaine de l’information documentation s’appelle le Bouillon, elle est déclinée en Nectar (version allégée), elle est gratuite, associe 25 veilleurs qui propulseront tous les jours leurs trouvailles auprès de vous autour de ces 9 enjeux pour l’info-doc.

Au lieu de développer de nouvelles pratiques de veilles autour d’un outil ou d’une plateforme, nous avons choisi de nous appuyer sur de bonnes habitudes, c’est pourquoi les veilleurs du bouillon ont des fils rss de veille de provenance diverses (google reader, delicious, diigo, etc.) dont l’agrégation constitue le Bouillon. Nous avons le plaisir d’accueillir à partir aujourd’hui trois nouveaux veilleurs repérés et sélectionnés pour la qualité de leur veille et leur proximité avec les centres d’intérêts de la communauté de l’information documentation. Il s’agit de :

 Les fils rss de ces veilleurs, aux côtés des autres veilleurs du Bouillon sont dès aujourd’hui intégrés au Bouillon. Chaque veilleur qui partage une information via le bouillon est identifié pour chaque chaque item partagé et ceux qui le sont plus de 2 fois sont automatiquement sélectionnés pour le Nectar. Tous les items sont dédoublonnés. L’ensemble ne constitue pas un site, mais un service, un flux qualifié accessible via fils rss, email, twitter ou facebook, le tout propulsé par le YahooPipes crée par Lully.

 

Nous faisons notre la devise inscrite sur le compte twitter de Christophe Deschamps : Un jour sans veille est un jour sans lendemain ! 😀 Actuellement, plus de 1 300 personnes s’informent grâce au Bouillon, et vous ?

Au fait, vous avez identifié une communauté d’intérêt ? Vous êtes intéressés pour mettre en œuvre une démarche de veille collaborative similaire, tout comme les archiveilleurs l’ont fait ? Toutes les infos ici !

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« Oui, voyez-vous, le plus beau des métiers, c’est d’être bibliothécaire »

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Lu sur la liste bibliopat :

« Un jour du printemps 42, le général De Gaulle était très sombre. […] Après le déjeuner, pris à l’hôtel en tête à tête, et pendant lequel le Général avait très peu parlé, brusquement, sur le trottoir de gauche de Saint-James, en descendant après Piccadilly, et avant de tourner à Carlton Gardens […] le général de Gaulle me dit brusquement: « Oui, voyez-vous, le plus beau des métiers, c’est d’être bibliothécaire ». A l’époque, le personnage ne se prêtait pas particulièrement à une affirmation de cette nature, et alors j’essayais d’enchaîner et je me souvins qu’on avait un jour offert à mon père, qui était universitaire, la direction de la très belle bibliothèque du Palais-Bourbon et je lui dis et il me répond: « Oh non, non pas une grande bibliothèque comme ça, non un poste de petit bibliothécaire dans une petite ville en Bretagne. Ah quelle belle vie, dit-il, on est là, on lit tout ce qu’on veut avec une très grande tranquillité et puis à soixante ans brusquement on est pris de frénésie et on pond une biographie de quatre-vingts pages: « Madame de Sévigné est-elle passée par Pontivy ? » Et alors là on embête tout le monde, on se dispute avec le chanoine qui prétend que non, eh bien, croyez-moi, c’est la plus belle vie ».

[témoignage de François Coulet, aide de camp de De Gaulle in Daniel Rondeau et Roger Stéphane, Des hommes libres 1940-1945 : la France libre par ceux qui l’ont faite, Grasset, 1997]

Brèves images des inondations de Draguignan : la Médiathèque Départementale du Var dévastée

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Le 15 juin 2010, la Médiathèque Départementale du Var a subi comme la Ville de Draguignan des inondations particulièrement dévastatrices. Voici quelques images prises de l’extérieur, en faisant le tour à vélo du quartier (seul moyen de se déplacer rapidement) samedi 19 juin…

D’après les collègues de la médiathèque, toutes les collections du rez-de-chaussée ont été détruites : « La médiathèque a été inondée (2m d’eau) : plus d’ordis, plus de bureaux ni de dossiers plus de fonds jeunesse, ni fonds pro… » ou encore  » Le spectacle ici  est indescriptible, la BDP est totalement submergée de boue putride dans laquelle nous pataugeons depuis 2 jours. »

Silence

Brèves images des inondations à Draguignan

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Sur la route, il y a un filet. Un filet de boue. Les feux de signalisation ne fonctionnent plus. Les automobilistes négocient chaque passage. Il n’y a plus de règles. Un type sur un Quad arrive tête nue dans le carrefour. Se fait arrêter par un policier qui tente en vain de redonner un sens à la circulation. Le type lui répond franco : j’ai tout perdu, et le casque, et les papiers et je tente de rentrer chez moi. Le policier, devenu muet, le laisse passer sans intention aucune de lui rappeler les commandements du code de la route. Ailleurs. Comme des châteaux de cartes, les voitures s’ammoncellent les unes sur les autres. La Ville est devenue une île. Tiens, il y a une truite qui passe sur le chemin. Flotte aussi les détritus, une planche, un morceau de bois, une ruche et quelques bouquins qui perdent leurs lettres… Le Nord est le Sud. Le Sud est le Nord. Il n’y a plus d’Est ni d’Ouest. Restent de vaines pelles pour redonner un semblant de… lignes droites…

Photo Nathalie Martin

Silence de Draguignan

Une phrase, un paragraphe 2 : « journée de silence »

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in Recherche d’un nouveau monde  : 33 variations brèves sur la ville et les paysages d’Amérique, avec photographies de l’auteur  / François Bon . – Publie.net, 2010 :

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« …ainsi la  » journée de silence  » que s’imposait chaque lundi (ou, dans une période ultérieure de sa vie, plutôt le dimanche) Henri Michaux, sans manger ni parler, ni répondre au téléphone, disposant ainsi seulement d’un tabouret dans une pièce blanche. »

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[Nouvelle rubrique de mes lectures, en lien ou pas, avec le Flux. C’est moi qui souligne en gras et lie.]
Lu ce jour sur liseuse cybook opus… achetée le jour de la sortie de lipade.
Silence

Une phrase, un paragraphe 1 : « Stockage isotherme des images et paroles »

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in Recherche d’un nouveau monde  : 33 variations brèves sur la ville et les paysages d’Amérique, avec photographies de l’auteur  / François Bon . – Publie.net, 2010 :

 
« Auprès des lacs et rivières gelés (et l’été même, l’eau assez froide pour un refroidissement efficace), on avait trouvé un modèle suffisamment économique pour la préservation des données : comment ferait-on, sinon ?
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Ce type de silos était réservé aux données non fragmentables, mais celles qui encombraient le plus : les paroles, les images. On documentait le monde en permanence, images et paroles s’accumulaient. On avait créé des sites où chacun pouvait déposer ses enregistrements, ses captations. Bien sûr, cela avait peu d’intérêt, pour l’immense masse d’entre elles. Mais il n’était que penser à ces périodes dont on savait si peu du contexte concret : Rabelais (et cet autre qui s’appelait Proust, François Proust) convoyant à pied, de Turin au Mans, l’hiver 1548, la dépouille de Guillaume de Langey. Ou le peu de visibilité du monde que propose Saint-Simon, tout entier à sculpter ses personnages. Ce n’est que plus tard (et même : qu’en restera-t-il, alors, de notre monde ?) que ces données pourront prendre de l’intérêt, et aucun de nous pour en donner des critères prédictibles. L’observation d’un carrefour, une conversation saisie dans la rue. Ces silos demandent peu de maintenance. On héberge les techniciens sur place : il faut sans cesse des extensions neuves. On y accueillait des chercheurs, pour des sondages, des cartographies et repérages : la contrainte, pas le droit de rien copier pour leurs archives personnelles
Quelques-uns protestaient au sujet de la déformation induite dans le paysage : on avait fait le minimum, cependant. »
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[Nouvelle rubrique de mes lectures, en lien ou pas, avec le Flux. C’est moi qui souligne en gras et lie.]
Lu ce jour sur liseuse cybook opus… achetée le jour de la sortie de lipade.
Silence

Du web 2.0 au Web 3.0 : la prédominance du Flux ? ou devenir des propulseurs d’information

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Mardi 8 juin 2010, je suis intervenu lors de la journée d’étude de l’ADBGV, l’Association des Directeurs de Bibliothèques de Grande Ville à la BMVR de Montpellier. Je remercie ici l’équipe de la Médiathèque pour l’accueil reçu (Valérie « BibenFolie », Sara et ses collègues… et son directeur, bien évidemment)

La thèmatique de la journée ?     » Territoires des bibliothèques « .

J’ai essayé de montrer lors de mon intervention « Du web 2.0 au Web 3.0 : la prédominance du Flux ? », la mutation en cours des accès à la connaissance vers le Web, la place de la bibliothèque qui se rétrécit comme peau de chagrin (musique notamment)… et quelques alternatives (je n’avais que 30 minutes pour un tel sujet) pour que les bibliothécaires tentent de repositionner  la bibliothèque. En prenant une image…

L’image de la bibliothèque comme un pulsar – cette étoile émettrice de signal et qui sert d’instrument de mesure aux astronomes – m’est venue naturellement à la lecture d’un ouvrage que je trouve très important : l’Alternative nomade de Thierry Crouzet , paru justement dans le flux du site Publie.net.

Face aux discours catastrophistes et les aveugles qui ne veulent pas voir (normal, vous me direz pour des aveugles !), ce livre propose une synthèse claire et une vraie alternative pour réagir, un chemin de traverse qui me plait beaucoup : au lieu de devenir de simples médiateurs, il propose de devenir des propulseurs de l’information, et paradoxalement, une des conséquences : devenir plus modeste. (Je vous dirai prochainement pourquoi je trouve cela plus modeste)

Propulseur ? Formule plus active du médiateur : ce dernier plus neutre, plus élitiste ? Je m’expliquerai prochainement pourquoi le terme de médiateur ne me plait pas…

Mon prochain billet sera titré la bibliothèque comme pulsar et reprendra ce thème de la médiation devenue propulsion… des bibliothécaires comme propulseurs… et l’idée que si la bibliothèque veut continuer à exister, il va falloir inventer et imaginer une nouvelle forme d’intervention sur le Web, sur les flux, sur le Flux pour que nous retrouvions nos lecteurs, usagers sur le local… dans notre bâtiment.

La bibliothèque comme un pulsar ? C’est-à-dire une bibliothèque qui émet sur le Web pour élargir son territoire, se fait remarquer, montre les choix qu’elle a fait de manière plus active.

Voici donc une idée de ce que j’ai pu raconter :

A bientôt…

Billet à venir : La bibliothèque comme un pulsar ! (Septembre  2010)

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Je vous encourage vivement à lire une série de 12 billets que Silvère Mercier publie régulièrement sur son blog Bibliobsession à propos de sa lecture du livre de Thierry Crouzet : l’alternative nomade. Le premier billet : « Propulser dans les flux, l’alternative nomade 1/12 » et ensuite vous suivez… le flux… 😀

Il y a d’autres textes importants sur les flux (Guillaud, Clayssen, Dacos) mais promis, y aura une biblio fournie dans le prochain billet…

Message obscur : merci aux hybrides pour leur soutien… Allez, je continue 😀

Silence

Notule existentiel !

J’écris moins souvent sur ce blog, il y a un tas de raisons objectives  : boulot de ma médiathèque prioritaire évidemment… d’autres projets : un blog feuilleton pour Octobre avec la réédition et la collaboration avec un écrivain jeunesse et une conteuse mais chut ! – Un projet d’une base fédérée collaborative entre bibliothécaires et libraires sur la Région PACA grâce à Culture Wok pour Marseille 2013 (J’espère que cela va pouvoir être car j’y tiens énormément à ce projet !)

J’écris moins souvent sur ce blog parce qu’aussi, justement, j’habite un peu le Web (au détriment de mon temps de sommeil). J’habite le Web et notamment, le tant décrié Facebook, et ma page personnelle sur Facebook me sert de page dynamique pour ce blog. Car, plus simple pur réagir… Etre présent sur les réseaux sociaux, pour moi, après les échanges que cela apporte (si,si… c’est fou les « amis » que j’ai rencontré en chair et en os ensuite), c’est aussi un fabuleux territoire d’observations des usages des personnes présentes. J’ai écris ailleurs que je n’aimais pas le terme d’amis, le terme de fans mais c’est un site américain… ce vocabulaire est très typé d’un certain langage qui ne convient que peu à notre tradition érudite et universitaire… N’empêche, être sur ce type de réseau apporte un éclairage et une énergie stimulants…

Ouverture :

J’écris moins souvent sur ce blog… justement, Bertrand Calenge a publié sur son carnet de notes, un billet passionnant « Comment écrire ? » sur l’écriture et ses variations sur les Flux… A lire !