Jubilation 7 : éloge de la lenteur par Jean-François Manier, éditeur

Publié le Mis à jour le

« Au risque de n’avoir plus à déguster, dans un avenir proche, qu’une littérature « fast-food », il me paraît urgent de résister aux pouvoirs grandissants des gestionnaires de la culture. Le livre est un tel enjeu qu’il exige d’autres critères de valeur que sa seule vitesse de rotation. Et je crois même que son irremplaçable richesse tient à ses lenteurs, à ses pesanteurs.

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Ce sont ces contraintes qui font du livre cette liberté qui dure. Oui, il faut un autre temps pour le livre : un temps pour l’écrivain face à son oeuvre, pour l’artisan face aux papiers, aux encres, le temps aussi pour le bibliothécaire en ses choix, le libraire en son commerce, comme pour le lecteur en son plaisir. Le temps, sans doute, que mûrissent les rencontres, que s’accomplissent les imprévisibles métamorphoses. Le temps du lent émerveillement.

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Celui de l’urgence d’aimer. »

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Recopié d’une carte postale éditée par Jean François Manier, Cheyne éditeur, 43400 Chambon-sur-Lignon
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