Mois: janvier 2008

Chemin faisant 1 : Portraits de lecteurs… une exposition virtuelle sur le portail de la BFM de Limoges

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Sur le portail de la Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges (BFM), vous découvrirez parmi les expositions virtuelles mises en ligne, une très belle suite de portraits de lecteurs, saisis sur le vif… porteurs de livres… d’oeuvres d’art…

Photographies réalisées par Jean-Christophe Dupuy, photographe de son état dans cette belle ville ou naquit un jour : Jacques Lacarrière : grand marcheur et grand passeur des idées de la Grêce antique. Un livre à vous conseiller : Chemin faisant.

Un homme qui avait souhaité : « Etre cigale et jamais fourmi » (in Un jardin pour mémoire, Pocket) , règle de vie que se donna Jacques Lacarrière à vingt ans à peine, en 1945. Un principe auquel il ne dérogea à aucun moment, traçant son chemin entre errance et écriture, ces « deux voies essentielles de la rencontre avec les autres et de la connaissance de soi-même » ».

Les bibliothèques, lieux de savoir(s), resteront-elles encore ces jardins pour lecteurs, pour chemin faisant, errer, entre cigale et fourmi ?

Silence…

Allez vous perdre aussi sur le merveilleux site Zazieweb, un site à promouvoir et à intégrer dans vos portails de bibliothèque.

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Wiki prof : faisons cours ensemble ! Tel est le titre de ce nouveau wiki… pédagogique !

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WikiProf, c’est quoi ? Un wiki pour les profs ! mais pas seulement…

Préliminaire : un wiki est un site Web permettant à des utilisateurs de participer à la rédaction de son contenu depuis leur navigateur. Le wiki le plus connu est à ce jour l’encyclopédie Wikipédia.

Comment, Bastien Guerry et Caroline Jouneau-Sion, les deux créateurs de ce wiki « pédagogique » le définissent :

« WikiProf, c’est donc un site Web qui permet à ses utilisateurs – profs et élèves – de rédiger du contenu ensemble :

soit de prof à prof (pour rédiger des fiches, des cours, ou n’importe quel contenu pédagogique collaboratif imaginable) ;

soit de prof à élève (pour l’animation d’une classe sur le wiki) ;

soit d’élève à élève (pour travailler à des exposés, se corriger mutuellement, etc.).

Le wiki de WikiProf, c’est donc un énorme tableau sur lequel tous les enseignants et leurs élèves peuvent prendre des notes, rédiger des cours, mettre des exposés en forme, discuter de ressources pédagogiques, etc. Pour en savoir plus sur les usages possibles, rendez-vous sur la page des tutoriels!

Mais WikiProf, c’est aussi et surtout une communauté d’enseignants qui s’intéressent aux usages pédagogiques que l’on peut faire d’un wiki. Ces enseignants échangent leurs idées sur le carnet (ou « blog ») et sur la liste de discussion. »

Site de contenus, de ressources, outil de pédagogie, de partage, de participation, bref un coup de chapeau et longue vie à cette expérience et encore une idée à développer dans nos médiathèques

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Ne pas confondre ce wiki, avec un autre qui porte presque le même nom mais qui s’adresse davantage aux professeurs d’histoire-géographie : wiki-prof.net, créer à l’initiative de Patrice Baffico, professeur agrégé de Géographie, administrateur du site académique Histoire et Territoires.

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« Il suffit de passer le pont… et c’est tout de suite l’aventure…« 

(G.B., poète et chanteur sétois du XXème siècle)

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Et si vous n’avez pas encore abordé à leurs rivages, n’oubliez de jetez l’ancre sur le Wiki de Brest ou celui de Sète qui sont deux wikis de mise en valeur et de partage de ressources locales. Quand le terroir devient passionnant… et plus seulement assommant…

Silence

 

 

Jubilation 4 : L’art d’Alain Saint-Ogan (le papa de Zig et Puce !) aux éditions Actes SUD – L’AN 2

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C’est samedi et tiens, çà vous dirait un petit billet sur la bande dessinée !

Thierry Groensteen, le directeur de la collection Actes-sud-l’An 2 édite :

une indispensable et passionnante monographie sur le père de Zig et Puce, Alain Saint-Ogan (1895-1974) , auteur de la première bande dessinée « moderne » française et « avec des bulles  » ayant connu un immense succès populaire dans les années 20 et 30.

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L’art d’Alain Saint-Ogan / sous la direction éditoriale de Thierry Groensteen ; avec des textes additionnels d’Harry Morgan. – Actes Sud – l’AN 2, 2007. (Magnifique couverture !)

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Longtemps, les auteurs primés au festival de la bande dessinée à Angoulême recevaient un Alfred, du nom du pingouin qui accompagnait les deux enfants espiègles.

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Le dessinateur Greg a rendu un hommage à Saint-Ogan
en reprenant la série dans les années 60, six volumes réédités en 1995 chez Glénat.
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Si vous devez Lire et surtout faire Lire cette étude très documentée des débuts de la bande dessinée, vous aurez forcément envie de découvrir les ouvrages originaux. Le Centre National de la Bande Dessinée (CNBDI) a eu la superbe idée de rendre accessible le Fonds Saint-Ogan qui « repose » dans leurs archives.

(Clin d’oeil destiné au CNBDI : à quand les Pieds-Nickelés de Louis Forton ? Indisponibles depuis si longtemps dans l’édition… la dernière chez Veyrier en 1982)

Comme nous sommes dans un biblioblog, je citerai le travail remarquable de la société Arkhênum qui a numérisé ce fonds et propose l’outil permettant sa consultation. (Juste un petit, tout petit reproche, quand on agrandit une planche, ce serait bien de pouvoir passer à la suivante en conservant le format choisi… sans avoir à revenir au livre … mais c’est juste pour participer à l’amélioration de ce système déjà très performant !). Voir la qualité de leur travail aussi sur La Cité de Dieu de Saint-Augustin conservée à la Bm de Nantes.

Dépêchez vous d’écouter ou de podcaster sur France Culture, l’émission Mauvais Genres du 26 janvier 2008 qui recevait Thierry Groensteen et Harry Morgan au sujet de leur ouvrage. On entend la voix de Saint-Ogan et des explications dans un français très riche qui parait si suranné aujourd’hui…

Bonne nouvelle, Glénat a réédité en 18 volumes la série des Zig et Puce, sous la direction de Dominique Petitfaux.

Enfin, les éditions La Table Ronde viennent de publier les souvenirs de Saint-Ogan dans leur collection « la petite vermillon » : Je me souviens de Zig et Puce et de quelques autres avec une préface de Jean-Louis Bocquet.

Je suis un peu surpris que l’excellent site du9, l’autre bande dessinée n’en ai pas encore parlé… mais leur site est tellement rare que je vous en parle pour le plaisir… de les citer.

Malgré l’explosion actuelle de la bande dessinée , pourquoi si peu de revues, de livres, d’analyse sur son histoire. Ce qui nous manque vraiment aujourd’hui, ce sont des revues équivalentes en qualité à ces anciens Cahiers de la bande dessinée, dirigés à une époque par T. Groensteen. Il existe (ou reste) quoi aujourd’hui :

la si rare Neuvième Art (périodicité annuelle) mise en scène par T.G. ;

la déjà défunte (2 numéros passionnants) Bananas d’Evariste Blanchet ;

celle des niçoises éditions Groinge : Comix Club avec Jean-Paul Jennequin dans le rôle du rédacteur en chef ;

Et malheureusement Jean-Christophe Menu (L’Association) a stoppé son éprouvette. Dommage, même si j’ai lu les explications du pourquoi du comment de l’arrêt.

Silence…

je rentre relire mes Zig et Puce, y a trop de Soleil dehors…

 

Polyphonies du livre : appel à contribution sur Affordance

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Pour ceux qui ne connaissent pas encore le blog Affordance, je relaie simplement son appel à contribution pour les nouvelles polyphonies du livre.

Le thème : « Bibliothèques, libraires, éditeurs : quelle place pour les métiers du conseil dans l’industrie de la recommandation ? »

C’est le 20 mars 2008, la veille du printemps !

« Je ne souffle mot » (Blaise C.) .

Allez voir !

Silence

Jubilation 3 : face aux bulldozers de la culture allégée, une librairie ambulante qui ne vend que les livres qu’elle aime !

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En lisant, tous mes mails accumulés pendant les fêtes de Noël, je découvre l’expérience alternative d’une librairie ambulante, signalée par Bernard Blanc sur la liste de diffusion biblio.fr.

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Face aux bulldozers de la culture allégée que je ne citerai pas, les chemins de traverse ne manquent pas, il est toujours possible de faire autrement. Véronique Daniélou est une libraire atypique : elle sillonne les routes et les chemins de l’extrême-occident – j’ai nommé le Finistère – pour vendre des livres neufs. Mais, pas n’importe lesquels, ceux qu’elle a choisi parmi des éditeurs que l’on pourrait ranger dans la rubrique petits si l’on voulait être méprisant, sur l’étagère des passionnants si l’on voulait rester sur ces lés, loin des autoroutes habituelles . Se perdre dans les dédales de Carhaix, Daoulas, Landivisiau, Ploudalmézeau, Morlaix, Crozon, Saint-Rivoal, Landunvez, Lanvéoc, Plouvien, Roscoff… qui sont aussi les noms des ports d’attache de sa librairie ambulante et son repère sur la toile mondiale. Cette itinérante s’accorde apparemment une pause pendant l’hiver et hiverne dans sa petite librairie du côté de Brest.

Son projet : vendre des livres qu’elle a pour la plupart lus et aimés, là où il n’y en avait pas :  » Il y a beaucoup de bonnes librairies. Mais dans certains villages, il y a parfois une bibliothèque, mais pas toujours, et à peine une Maison de la presse  » comme elle le raconte à Gwénaëlle Loaëc, journaliste au Télégramme de Brest, et souhaite ne proposer que des choses surprenantes, soigneusement choisies dans les catalogues de petites maisons d’édition et chez quelques « grands » éditeurs qu’elle estime de qualité : « Défendre des « petits éditeurs », c’est participer à rendre visible la création actuelle, c’est soutenir des auteurs et des éditeurs inventifs et originaux, exigeants dans la conception et la fabrication de leurs livres ».

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La bibliolibrairie navigue avec à son bord un stock de 1.500 livres. Et les conseils de son capitaine. Bon vent à vous !

Silence

Jubilation 2 : comment utiliser Google maps pour ses usagers ? Une idée de recommandation mise en place par Bibliosurf

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Les questions :

Comment utiliser les outils que nous proposent le Web ?

Comment mettre en valeur tout ce savoir qui dort parfois (non, ne criez pas, j’ai dit parfois) dans la tête des bibliothécaires ?

Comment mettre en valeur vos collections, votre politique documentaire, vos choix quoi… sur le Net ?

Comment attirer vos lecteurs dans votre bibliothèque physique ?

Et le top, comment les faire voyager sans un sou ?

(Y aura bientôt plus de pétrole, faut déjà anticiper !)

La méthode :

Simple : votre collègue qui est spécialiste de romans policiers (par exemple), vous l’enfermez dans le bureau du responsable du site… (sans menaces excessives et sans violences, bien sûr) et avec elle ou lui , vous tagez, par exemple, une carte du monde avec les lieux du crime des polars qu’il ou elle, préfère… Vous pouvez renouveler l’opération avec la ou le, collègue spécialisé(e) en Art, celui ou celle, spécialisé(e) en Musique…

Le résultat :

vous pouvez aller le voir sur le site de Bibliosurf dont l’animateur s’est amusé à tagé grâce à un outil du méchant loup (Google maps) une carte mondiale de géolocalisation des polars. Il s’est « inspiré en partie d’un travail réalisé précédemment par Jean-Marc Laherrère et encore en ligne sur le site bibliosurf à la rubrique guide de lecture sous l’intitulé « La ville et les mauvais genres« « .
Patientez quelques secondes avant que les marqueurs s’affichent et zoomez en double cliquant : dans une même ville, un auteur peut en cacher un autre ! Chaque tag renvoie vers une notice du roman ou à la fiche de l’auteur. »

Pour animer la page de son portail, tiens, ça en jette ! Pas mal à utiliser pour une mise en valeur de nos collections, pour attirer le chaland (euh… pardon, l’usager !)

Mince, demain, qui j’enferme dans mon bureau ?

Voici des tutoriels que j’ai trouvé pour vous aider :

d’abord, expliqué par Google Maps,

puis pour mettre sur Spip, ou géolocaliser sur WordPress

Y a même un wiki (en anglais) pour utiliser mieux, cliquez : Mapki.

A vous de jouer !

Enfin, pour enfoncer le clou (en fer, pas 2.0) , lisez le billet du taiseux bavard sur Detoutsurien. Car, il parait que le contenu de notre cerveau sera prochainement téléchargeable sur des disques… Aïe…

Sans rancune,

Silence

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A signaler : Bibliosurf lance un blog d’explication pour faire son blog de bibliothèque. Alors, plus d’excuses, foncez…

La bibliothèque du Congrès met ses photos sur Flickr et vous demande de les tagger !

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Flickr est un site Web de partage de photos gratuit avec certaines fonctionnalités payantes. En plus d’être un site Web populaire auprès des utilisateurs pour partager leurs photos personnelles, il est aussi souvent utilisé par des photographes professionnels. Le site hébergerait plus de 2 milliards de photos.
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farmland-in-the-catskill-country-in-new-york-state-1943.jpg
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(Collier, John,, 1913-, photographer. Farmland in the Catskill country, in New York State 1943 June)
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La Library of Congress vient de s’associer avec Flickr pour mettre ses collections d’images en ligne et permettre « le taggage » (!) par le grand public. Toutes ces photos sont sous licence créative commons, c’est à dire que selon les photos vous pouvez les utiliser comme bon vous semble (le fameux domaine public) sauf celles qui précisent une non-utilisation commerciale.
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Les classeurs de la Bibliothèque du Congrès sont .

Je vous invite à lire le billet d’ Affordance sur cette nouvelle initiative qui démontre la progression de la logique de l’accès comme le fait si justement remarquer Olivier Erztcheid : « [la bibliothèque du Congrès qui a la possibilité d’acheter les serveurs qu’elle souhaite] est allée mettre ses donnés, là ou sont les usagers. Ces mêmes usagers qui quand ils cherchent de l’information … vont sur Google, qui quand ils cherchent des bouquins … vont sur Amazon … et qui quand il veulent voir des photos … vont sur FlickR.« 

Flikr nous propose de participer sur cette page titrée : « les organismes publics, votre chance de contribuer à la description des classeurs de photos publiques du monde entier« .

Ils expliquent : « c’est en juin 2007 qu’a débuté notre première collaboration avec une institution publique afin de permettre aux gens de donner plus facilement leur avis sur le contenu d’un classeur tenu par un établissement public. Ce projet pilote a comme principal objectif de vous donner un aperçu des trésors cachés de l’immense classeur de la Bibliothèque du Congrès et de vous montrer comment vous pouvez rendre le classeur encore plus riche en ajoutant un ou deux tags . Nous vous invitons à collaborer à la description des photos dans le classeur de la Bibliothèque du Congrès sur Flickr en ajoutant des tags ou en mettant des commentaires« .

Alors, pourquoi pas ? Un projet à débattre pour ouvrir la mise à disposition de nos fonds tombés dans le domaine public sans avoir les moyens pérennes, techniques et financiers pour le faire… Il n’ y a plus de raison qu’une « toute petite bibliothèque » ne puisse mettre en ligne un fonds qu’elle serait la seule à posséder. Ce qui compte dorénavant, c’est le projet ! (Remarquez que avant aussi !). Internet et des sites « privés » comme flickr permettent de s’affranchir de moyens financiers réservés jusqu’à présent aux dinosaures de notre si beau métier…

Quand j’explique en formation, qu’en France aussi, nous sommes aussi parfois à la pointe, je vois parfois des regards du type :  » oh, quoi qui dit ? c’est les zaméricains qui font ça en premier, voire les nordiques et pi nous, on finit par le faire 10 ans zaprès, car nous on réfléchit au sens ! » Allez, trêve de sarcasmes… sur nos réflexions… et les poids institutionnels… J’ai l’impression que l’on a du mal en France à faire la promotion de nos expériences ! Vous ne trouvez pas ?

Chouette ! Hibou ! Dans un commentaire reçu ce matin, Patrick Peccatte me signale « le projet PhotosNormandie, également sur Flickr depuis un an. Il s’agit d’un projet de documentation collaborative ou de “redocumentarisation” (si l’on veut être un peu à la mode) dont le but est d’améliorer les légendes et tags d’un fonds photographique historique sur la Bataille de Normandie.
Pour ce projet, nous suivons le standard professionnel IPTC de métadonnées des images numériques. Le projet est décrit plus en détail ici. Et les photos sont
« .

Bravo donc à la Normandie libre ! D’autant plus que c’est la région de ma grand-mère. mais, en fait, on s’en fout ! C’est juste pour taquiner… (Non, ce n’est pas grand-mère sur la photo…)

photos-normandie.jpg

Je taggue, tu taggues…

A lire aussi le billet synthètique du TOUR de TOILE, le blog du BBF

Silence

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Pour en savoir plus :

Comment classer ses photos ? EXIF, IPTC, XMP et autres métadonnées : de la théorie à la pratique.

Souvenir : les cinq lois de Ranganathan

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Ce ne sont pas les mêmes lois que celles d’Asimov pour les robots, mais les cinq lois de Ranganathan, le père de la classification à facettes pour résoudre le problème posé par Jorge Luis Borges :

« Comment ranger les livres dans une bibliothèque quand on sait qu’il y en a des grands et des petits, des livres d’histoire et des romans, des auteurs qui ont écrit les deux et des collections reliées qui traitent de tout et que l’on doit y ajouter les dossiers correspondant aux différents sujets ? »

(Source : Wikipédia)

Enfin, les voici :

  1. Les livres sont faits pour être utilisés
  2. À chaque lecteur son livre
  3. À chaque livre son lecteur
  4. Épargnons le temps du lecteur
  5. Une bibliothèque est un organisme en développement
En savoir plus, sur la Colon Classification.

Silence

Bibliothéques coopératives d’Hervé Le Crosnier : intervention lors de la journée ABF PACA à Marseille

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 » Le coeur du web est sa périphérie, dans les usagers » :

phrase relevée dans l’argumentation d’Hervé Le Crosnier lors de cette journée.

Il parle aussi de web inscriptible plutôt que de web 2.0 : incriptible par les lecteurs, actifs…  Voici donc la présentation d’Hervé Le Crosnier lors de la journée d’étude organisée à la BMVR de Marseille par l’ADBS, l’ABF PACA le jeudi 29 novembre 2008 : Pratiques numériques : état de l’art en PACA.

Intervention particulièrement remarquée par le vaste panorama qu’elle offrait et les interrogations qu’elle suscitait. Je vous laisse découvrir :

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A découvrir aussi, sa maison d’édition si vous ne connaissez pas : C&F &ditions dont je vous recommande la visite.

ou ses 100 petits papiers électroniques à propos du SMSI (Sommet mondial sur la société de l’information) de l’année 20.03.

et son futur site ici qui momentanément renvoie sur d’autres travaux.

Vous savez tout… ou presque… jetez un oeil sur VECAM si vous ne connaissez pas, association qui défend plutôt le concept de société de la connaissance que celui de société de l’information. Mais j’y reviendrez…

Silence

A signaler « Pratiques culturelles et usages d’internet par Olivier Donnat »

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Hubert Guillaud a signé le 11 janvier 2008 dans InternetActu, un billet intitulé « Plus on a de pratiques culturelles denses, plus on utilise l’internet » qui commence ainsi :

« Le Département des études, de la prospective et des statistiques (Deps) du ministère de la Culture vient de livrer un nouveau numéro de leur revue (.pdf) consacrée aux pratiques culturelles et à l’usage d’internet. Celui-ci dépouille les résultats de l’enquête TIC de l’Insee analysée par Yves Frydel en mai 2006 sous le titre Internet au quotidien afin de mettre à jour les liens entre les pratiques culturelles et les pratiques numériques. » Lire la suite.

Pour mémoire (enquête Insee) :

  1. 95 % des 15-19 ans ont déjà surfé sur le réseau
  2. Les lieux publics sont peu prisés
  3. Un internaute sur deux utilise internet tous les jours
  4. Un tiers des internautes ont fait des achats au cours du dernier mois
  5. Les jeunes communiquent et jouent
  6. Les internautes maîtrisent les savoirs de base

Et la conclusion d’Olivier Donnat :

On retiendra que les publics de la culture, s’ils sont plus fréquemment que la moyenne des internautes avertis, ne privilégient pas particulièrement les usages culturels en ligne. La plupart d’entre eux étaient déjà adultes quand internet a conquis les foyers, si bien que leurs pratiques numériques se sont glissées dans leurs habitudes culturelles plus sur le mode de la complémentarité que de la substitution. Mais qu’en sera-t-il des générations qui font aujourd’hui vivre l’« internet juvénile » et qui construisent leur univers culturel largement à partir de la culture numérique ? Notamment, les liens que l’on observe aujourd’hui entre l’« internet pratique et cultivé » et la culture de l’imprimé chez les internautes adultes ne risquent-ils pas de se distendre ?

Silence

« L’anonymat n’est plus qu’une notion nostalgique » (Geert Lovink dans Libération samedi 12 janvier 2008)

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« Après Dieu, ce sont les médias qui donnaient du sens. Ils sont à leur tour sur le point de mourir. Les blogs ne font qu’accélérer le processus. »

et

 » Bloguer, ce n’est rien d’autre que des gens ordinaires qui entament un dialogue avec les médias. C’est une étape révolutionnaire. »

ou

« Le Net est utilisé principalement pour connecter les gens « vivants » et pas tellement pour faire circuler de l’information « morte« .

et

« En ce moment, la mode se concentre sur les profils d’utilisateurs qui sont revendus aux publicitaires. Nous devrions nous sentir concernés par ces violations rampantes de la vie privée, surtout les jeunes qui ne semblent pas au courant de la manière dont Google and Co gagent de l’argent« 

Je ne vais pas citer tout l’article (Cé INTERDIT !) mais voici quatre courtes citations qui pourraient être des questions d’un futur concours de bibliothécaires (si, bien entendu, les concours continuent à exister !)

 

Retrouvez cette tonique et parfois un peu désabilisante chronique-interview dans Libération ce week-end (édition samedi 12 et dimanche 13 janvier 2008. – n°8300) . Vous pouvez la lire ici gratuitement pendant quelques jours ou la commander ou encore courir dans votre bibliothèque physique préférée la plus proche pour la consulter (pages 28 et 29).

Comme ils ont oublié sur le site de Libé de dire qui était l’interviewé, je recopie l’ encart du journal que j’ai acheté : Geert Lovink est l’auteur interviewé par Marie Lechner. C’est un néerlandais, né en 1959, théoricien des médias, critique du net et activiste. Il est directeur de l’Institute of Network Cultures à Amsterdam. Fondateur de la liste de diffusion nettim, consacrée aux cultures en résea, à la politique et aux médias tactiques. Il vient de publier The Art of free Cooperation (Autonomedia, 2007) avec Trebor Sholz et Zero comments, blogging and critical internet culture (Rootledge, 2006), où il interroge la hype du web 2.0 (ses blogs, wikis et réseaux sociaux) et développe notamment l’idée d’une « impulsion nihiliste » du blogging.

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Vite un éditeur pour la traduction !

Pour terminer, une dernière citation :

« Internet est un domaine numérique public dans lequel nos données sont stockées. Elles ne devraient être ni la propriété des Etats, ni celles des entreprises« .

Une évidence ? Une utopie ?

Silence

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Pour en savoir plus :

Pas de bouquins de Geert Lovink dans la langue de Molière (ou de Cendrars, c’est pour changer un peu !) :

Un texte dans la revue Descartes n°55 : philosophies entoilées (PUF) qui est sortie le 16 février 2007 d’après Electre. Au sommaire : Le principe d’inconnexion web (G. Lovink/ trad. Paul Mathias). On peut l’acheter en ligne (5 €) sur le portail Cairn (Chercher : Reperer : Avancer) : qui fédère un ensemble de 150 revues de sciences humaines et sociales.

Rick Bass et les nature writers

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Voici mon second blog dédié à Rick Bass et aux nature writers.

Blog plus intimiste sur mes passions littéraires, musicales, artistiques… enfin, pour tout ce qui n’est pas du 2.0… Car, il y a la vie autour de zinzinternet ! Et c’est ça qui me plaît !!!

Lisez ma note d’intention sur quoi ça cause mon nouveau blog

et si vous voulez parler de la même chose, envoyez-moi vos textes…

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Silence

Tous mes voeux 2008

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Tous mes voeux pour cette nouvelle année 2008 (et pour les autres aussi…)

Silence


Des carnets (blogs) de classe à Québec : résultats d’une initiation aux nouvelles technologies

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moncarnetdeclasse.ca est un projet de carnets (blogues) scolaires visant le développement pédagogique et l’acquisition d’expertise dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.

Découvert grâce au billet (10 janvier 2008) de Philippe Martin sur N’ayez pas peur !

 

mon-carnet-de-classes-ca.jpg

 

Une belle initiative à saluer !

Silence