Mois: novembre 2007

Je suis transpercé par les zondes de TF1 et de M6…

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C’est juste pour sourire (si, si…) et rebondir au récent débat qui buzz actuellement sur biblio.fr à propos de la dangerosité des ondes : de nos téléphones portables, de nos micros-ondes ou de ces vilaines bornes Wifi…

AHHH, je me sens traversé par les zondes de TF1 et de M6…

Qui peut me dire à qui je dois m’adresser pour faire cesser ces dangereuses zondes ?

Allez, riez…

Non ?

Tant pis

Par contre,

je recopie ici une chose un peu plus menacante :

Cinq jours pour former un bibliothécaire, qui dit mieux ?

(Communiqué de l’ABF, l’ADBDP et de l’ADBGV du 23 novembre 2007 paru sur Biblio.fr)

Des projets de décrets relatifs à la fonction publique territoriale
prévoient la réduction de la formation obligatoire avant titularisation à 5
jours.

Une « formation de professionnalisation lors de la première prise d’un
premier emploi » est bien prévue, mais elle est réduite à une fourchette de
5 à 10 jours en catégorie A et B et 3 à 10 jours en catégorie C.

Quant à la formation continue de 2 à 10 jours par tranche de 5 ans, elle relève de
l’actualisation des connaissances, non de la formation initiale.

De telles mesures ne sont envisageables que si les diplômes requis ou la
réussite aux épreuves du concours permettent effectivement de garantir que
l’agent susceptible d’être recruté dispose des acquis fondamentaux
indispensables à l’exercice de ces fonctions.

Or, la filière culturelle a la particularité de disposer de deux niveaux
accessibles après des concours généralistes (les assistants de conservation
en catégorie B, les bibliothécaires et les attachés de conservation en
catégorie A) tandis que deux autres garantissent une formation
professionnelle avant recrutement : les assistants qualifiés de conservation
de catégorie B (concours externe réservé aux titulaires d’un diplôme
technico-professionnel bac+2), les conservateurs (formés pendant 18 mois
après réussite au concours).

Les mesures prévues vont donc aboutir à une filière culturelle totalement
incohérente, avec une disparition des acquis professionnels dans les deux
cadres d’emplois les plus nombreux des catégories A et B.

Il est aisé de comprendre qu’on ne saurait former un agent de catégorie A ou
B de bibliothèques en cinq jours, et demander aux premiers d’encadrer des
agents qui eux ont été solidement formés.

La réduction de la formation post-recrutement, qui pèse souvent exagérément
sur le fonctionnement des services, n’est réalisable que si les concours
généralistes sont remplacés par des concours sur titre.

On ne se forme pas aux fonctions de bibliothécaire, de catégorie A ou B, en
quelques jours. Et ceux qui se sont engagés dans des cursus universitaires
pour se préparer à ce métier attendent des concours permettant de
reconnaître leurs acquis.

ABF – Association des bibliothécaires de France
ADBDP – Association des directeurs de bibliothèques départementales de prêt
ADBGV – Association des directeurs des bibliothèques municipales et
intercommunales des grandes villes de France


association des bibliothécaires français
31 rue de Chabrol – 75010 Paris
Tél : 33 (1) 55 33 10 30 – Fax : 33 (1) 55 33 10 31
www.abf.asso.fr

Cela parait aberrant ?

Je regarde la date : 29 novembre 2007. Le CAFB a disparu… A quand la fin des DUT Métiers du livre ?

A si revéire,

Silence.

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Pour compléter :

Le billet Bibliothécaires en solde et les réactions sur le site d’Affordance

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Joyeux moisiversaire Babelio !!! Un sondage à remplir…

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Pour les aider à établir des priorités, ils ont décidé de consulter les membres du site. Ils ont dressé une liste de dix fonctionnalités à développer. Vous pouvez voter sur chacune d’entre elle de 1 à 5 (5 correspondant aux fonctionnalités qui vous semblent les plus importantes.

Vous trouverez cette liste en cliquant ici.

Ils comptent sur nous !

Babelio, quel joli nom (vraiment je suis sensible aux noms !).

Mais si vous ne les connaissez pas encore, cliquez sur le premier mot de ce billet.

Silence.

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Rappel : voir mon billet Un OPAC personnel et le partage de vos lectures… si vous le voulez bien.

JEU : c’est aujourd’hui qu’il fallait participer au blog de Points d’Actu

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Vous vous rappelez… Je vous en avais parlé ici… les bibliothèques lyonnaises proposaient un blog d’un jour : se raconter, raconter sa journée du 27 novembre 2007.

Ouf, il est 23h50.

Mission accomplie. Mon billet est parti. Le jeu consiste à le retrouver

Encore un bravo à ce genre d’expériences !

Silence

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La solution, ma journée du 27 novembre : une journée comme cela.

Comment utiliser un agrégateur de fils RSS pour le public ?

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Décidément, je n’aime pas ce mot d’agrégateur. Un poète ne pourrait pas nous trouver un autre terme ? Certes le mot n’est pas très joli à nos oreilles mais les fonctionnalités d’un agrégateur sont géniales. (Même si je n’aime pas non plus user des superlatifs contemporains). Saluons, ici, les blogueurs de Romans sur Isère et Hubert Guillaud ! Voici leur nouvel outil à partir de Netvibes et à destination de tous :

http://www.netvibes.com/lesromanais

« L’Association des internautes romano-péageois – http://www.lesromanais.fr – vous propose cet agrégateur personnalisable qui vous permet de suivre tous les fils RSS disponibles sur Romans-sur-Isère et les environs. Vous pouvez créer de nouvelles pages, déplacer les blocs pour les organiser comme bon vous semble. Quand les titres sont en gras, c’est qu’il y a de la nouveauté que vous n’avez pas lu. »

Tout est expliqué ici.

Si vous voulez installer un agrégateur, voici une explication limpide d’Hubert Guillaud.

Bravo !

Silence

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Informations complémentaires :

Voir mon billet du 27 octobre 2007 sur Biblioflux et Discoflux

On peut aussi utiliser Protopage (voir un billet ici sur comment ça marche ?)

Lire aussi le billet d’Outils froids.

La fin de la lecture ? La fin de la communication ? Sur Non-fiction.fr

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Le récent site Non-fiction.fr propose cette semaine un dossier titré : la fin de la lecture ? La fin de la communication ? (comme nous les connaissons). Introduit ainsi : comme dans toute période de forte rupture, nous sommes en train de vivre des changements essentiels sans nous rendre tout à fait compte de ce qui se passe, ni de l’ampleur que ces changements prendront. L’histoire du livre, de l’édition et de la lecture est probablement, de ce point de vue, à un tournant majeur. Mais nous ne sommes qu’au début de cette révolution du XXIème siècle. Le siècle numérique ?

Le sommaire :

– Article de Laure Jouteau sur l’appareil Kindle lancé par Amazon.
– Article de Boris Jamet-Fournier sur l’état de la lecture aux Etats-Unis.
– Article de Henri Verdier sur l’ouvrage de Gilles Lipovetsky, L’écran global (paru au Seuil).
– Deux articles sur l’ouvrage de Christian Salmon, Storytelling (sous-titré La Machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, paru à la Découverte) : article de Maurice Ronai et article de Frédéric Martel.

Bonne lecture (Ouf, c’est pas encore la fin ! C’est juste pour me moquer un peu des fonds de commerce spécialisés qui prédisent la fin de l’histoire, du pétrole voire du monde !)

Silence.

GRAND FRERE : article évolutif au gré de mon désespoir (aïe !)

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Je lis quoi, en ce moment ? Plutôt, Je relis. 1984 de George Orwell. C’est le moment ! Tout, tout autour de nous, rappelle ce bouquin et sa prescience. Comme le quatrième pouvoir occupé à conforter son pouvoir plutôt que de l’exercer. Je vous préviens, je ne suis pas un adepte des complots mystérieux qui expliquent tout et son contraire… Suis-je alors un bibliothécaire 2.0 ? Un adepte inconditionnel des NTI ? Bof… Non, évidemment. Un bibliothécaire, cela réfléchit, surtout s’il se prête à l’ironie !

1984 prévoyait un monde totalitaire sur le mode classique d’un groupe de personnes invisibles manipulant tous le monde, magnifiquement mythifié par la figure de Grand Frère. Ecrit en 1948, il est pourtant livre de son époque qui voyait à l’ œuvre un affrontement binaire un peu stérile entre idéologies.

Orwell n’avait peut-être pas songé que ce ne serait pas BIG BROTHER qui nous contraindrait mais nous-mêmes. Nous-mêmes qui construirions de manière volontaire et même jubilatoire ce qui risque de devenir dans quelque temps, un enfer. Noire vision. J’en étais là de mes interrogations quand je suis tombé sur un billet d’Olivier Ertzcheid : bienvenue dans le World Life Web sur son blog Affordance.

Cet article dresse une pertinente histoire du WWW en trois étapes (Lisez l’article et revenez). « Nous sommes depuis quelques temps, notamment avec l’essor extraordinaire des « réseaux sociaux » (Facebook, MySpace) et celui des mondes virtuels (Second Life), entrés dans un troisième âge documentaire : celui du World Life Web. »

Et Olivier Ertzcheid de renforcer mes interrogations : avec les réseaux sociaux, « la question qui se pose donc aujourd’hui est celle du caractère indexable de l’être humain. Celle de savoir si l’Homme est, ou non, un document comme les autres.« 

Pour conclure sur : « les documents, les mots-clés ont acquis une dimension marchande. Ils se vendent et s’achètent sur la grande place de marché d’Internet, que régule pour une large part le seul moteur Google. Nos traces identitaires numériques seront-elles demain également marchandisables ? Bienvenue dans le World Life Web. »

Finalement, GRAND FRERE dans ce Web 2.0, n’est-ce pas un peu nous ?

A partir de quel moment, une technologie géniale telle que le World Wide Web, qui a complètement dépassé les rêves de ses créateurs, dérive-t-elle vers le négatif ?

Fancis Pisani, le journaliste du Monde, sur son blog (billet du 22 novembre 2007) cite la phrase pertinente suivante :  » le prix que nous payons quand nous demandons à personnaliser jusque dans les moindres détails les pages et services que nous utilisons c’est la surveillance totale que nous rendons possible grâce aux informations que nous donnons sur nous-mêmes. » Cette phrase est de Seth Finkelstein qui écrit pour le Guardian : ” The price of total personalisation is total surveillance.” C’est évidemment le comble total !

Dans son billet du 24 novembre, intitulé charte de nos droits sur les réseaux sociaux, Francis Pisani cite « un groupe d’influenceurs [de] la Silicon Valley [qui] proposent trois principes très simples auxquels pourraient adhérer les sites de réseaux sociaux (dont voici une traduction non litérale ET le texte original).

Ils leurs proposent de reconnaître que leurs usagers ont :

la propriété des informations personnelles les concernant (profils, liste des gens auxquels ils sont connectés, flux d’activités qu’ils crèent en circulant et en s’exprimant sur le web) ;le contrôle sur l’usage de ces informations par d’autres ;la liberté d’accorder un droit continu à leurs informations personnelles à des sites dans lesquels ils ont confiance. »

Comment réagir et où ? La force incontrollable de l’intelligence collective du réseau Internet est sa principale faiblesse.

Je dois vous avouer que je suis complètement à plat. Je suis un GRAND FRERE, tu es un GRAND FRERE. Il est… Nous sommes…

Chut… GRAND FRERE nous regarde !

Silence.

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Un texte à lire si vous ne le connaissez pas encore : Engooglés de Cory Doctorow sur le site des éditions C&F.

L’accord Olivennes : le texte avant commentaires

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Lawrence Lessig, le professeur de droit américain, inspirateur de la licence créative commons a prédit dans « L’avenir des idées« ° que l’innovation et la créativité sur Internet achopperaient sur le problème des droits.

Est-ce que cette commission Olivennes marquera le début d’un retour de l’ancien modèle, et le point d’aboutissement de cette nouvelle querelle des anciens et des modernes ? En attendant, voici les propositions à connaitre avant de débattre.

Silence.

Voici les 13 propositions formulées par la commission Olivennes sur le téléchargement illicite.

1. Ramener la fenêtre VOD de 7 mois et demi après la sortie en salle à 4 mois. A cette occasion, les professionnels du cinéma analyseront l’impact d’une telle mesure sur chacun des acteurs économiques de la production et de la distribution et réexamineront si nécessaire les mécanismes de financement du cinéma.

2. Aussi longtemps que les mesures techniques de protection (DRM) font obstacle à l’interopérabilité, abandonner ces mesures sur tous les catalogues de musique.

3. Subordonner les aides à la production du Centre national de la cinématographie à l’engagement que le film soit rendu disponible en VOD.

4. Généraliser le taux de TVA réduit à tous les produits et services culturels, cette baisse étant intégralement répercutée dans le prix public.

5. Dans le cas où cette baisse serait obtenue, élargir l’assiette des abonnements internet « triple play » soumis au taux réduit en contrepartie de l’institution d’une taxe alimentant des fonds de financement de la création et de la diversité musicales comme cela a été fait pour le cinéma.

6. Publier un indicateur de piratage tenu par les pouvoirs publics, au maximum trimestriellement, de préférence mensuellement.

7. Regrouper les ayants droit en un agence unique chargée de lutter globalement contre le piratage et de favoriser l’évaluation, le choix et la promotion de technologies, communes ou convergentes, de marquage et de reconnaissance des contenus.

8. Généraliser les techniques de filtrage des contenus pirates par accord avec les ayants droit sur les plate-formes d’hébergement et de partage des œuvres numérisées grâce au choix d’une technologie d’empreinte (ou d’un nombre réduit d’entre elles), qui trouverait sa pleine utilité si éditeurs et ayants droit fournissent les sources permettant l’établissement de larges catalogues d’empreintes de référence.

9. Expérimenter les techniques de filtrage des fichiers pirates en tête des réseaux par les fournisseurs d’accès à internet et les généraliser si elles se révèlent efficaces.

10. Simplifier et clarifier la circulaire adressée au Parquet pour l’application de la loi dadvsi pour favoriser une application plus effective de la loi.

11. Prendre le décret déterminant des juridictions spécialisées dans la lutte contre la contrefaçon numérique, ainsi que celui prévu par l’article L. 336-2 du code de la propriété intellectuelle relatif aux modalités de diffusion de messages envoyés par les fournisseurs d’accès pour sensibiliser les internautes.

12. La Commission nationale de l’informatique et des libertés doit tirer les conséquences de l’arrêt du 23 mai 2007 du Conseil d’Etat annulant sa décision du 18 octobre 2005 refusant à diverses sociétés d’auteur l’autorisation nécessaire à la mise en place d’un fichier permettant la recherche et la constatation des actes de contrefaçon sur internet.

13. Mettre en place soit une politique ciblée de poursuites, soit un mécanisme d’avertissement et de sanction allant jusqu’à la suspension et la résiliation du contrat d’abonnement, ce mécanisme s’appliquant à tous les fournisseurs d’accès à internet. Il peut nécessiter la mise en place d’une autorité indépendante.

Voir le texte integral du rapport sur Livres Hebdo.

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Pour comparer, ce que demandait l’UFC-Que Choisir.

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Et aussi, le discours du Président de la République

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Quelques réactions :

Philippe Lemoine et Denis Olivennes : deux visions du droit d’auteur sur non.fiction.fr

L’analyse d’Olivier Ertzscheid sur Affordance : le billet Petit Père castrateur

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° L’avenir des idées : le sort des biens communs à l’heure des réseaux numériques / Lawrence Lessig. – Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 2007.