« L’anonymat n’est plus qu’une notion nostalgique » (Geert Lovink dans Libération samedi 12 janvier 2008)

« Après Dieu, ce sont les médias qui donnaient du sens. Ils sont à leur tour sur le point de mourir. Les blogs ne font qu’accélérer le processus.« 

et

 » Bloguer, ce n’est rien d’autre que des gens ordinaires qui entament un dialogue avec les médias. C’est une étape révolutionnaire. »

ou

« Le Net est utilisé principalement pour connecter les gens « vivants » et pas tellement pour faire circuler de l’information « morte« .

et

« En ce moment, la mode se concentre sur les profils d’utilisateurs qui sont revendus aux publicitaires. Nous devrions nous sentir concernés par ces violations rampantes de la vie privée, surtout les jeunes qui ne semblent pas au courant de la manière dont Google and Co gagent de l’argent« 

Je ne vais pas citer tout l’article (Cé INTERDIT !) mais voici quatre courtes citations qui pourraient être des questions d’un futur concours de bibliothécaires (si, bien entendu, les concours continuent à exister !)

 

Retrouvez cette tonique et parfois un peu désabilisante chronique-interview dans Libération ce week-end (édition samedi 12 et dimanche 13 janvier 2008. – n°8300) . Vous pouvez la lire ici gratuitement pendant quelques jours ou la commander ou encore courir dans votre bibliothèque physique préférée la plus proche pour la consulter (pages 28 et 29).

Comme ils ont oublié sur le site de Libé de dire qui était l’interviewé, je recopie l’ encart du journal que j’ai acheté : Geert Lovink est l’auteur interviewé par Marie Lechner. C’est un néerlandais, né en 1959, théoricien des médias, critique du net et activiste. Il est directeur de l’Institute of Network Cultures à Amsterdam. Fondateur de la liste de diffusion nettim, consacrée aux cultures en résea, à la politique et aux médias tactiques. Il vient de publier The Art of free Cooperation (Autonomedia, 2007) avec Trebor Sholz et Zero comments, blogging and critical internet culture (Rootledge, 2006), où il interroge la hype du web 2.0 (ses blogs, wikis et réseaux sociaux) et développe notamment l’idée d’une « impulsion nihiliste » du blogging.

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Vite un éditeur pour la traduction !

Pour terminer, une dernière citation :

« Internet est un domaine numérique public dans lequel nos données sont stockées. Elles ne devraient être ni la propriété des Etats, ni celles des entreprises« .

Une évidence ? Une utopie ?

Silence

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Pour en savoir plus :

Pas de bouquins de Geert Lovink dans la langue de Molière (ou de Cendrars, c’est pour changer un peu !) :

Un texte dans la revue Descartes n°55 : philosophies entoilées (PUF) qui est sortie le 16 février 2007 d’après Electre. Au sommaire : Le principe d’inconnexion web (G. Lovink/ trad. Paul Mathias). On peut l’acheter en ligne (5 €) sur le portail Cairn (Chercher : Reperer : Avancer) : qui fédère un ensemble de 150 revues de sciences humaines et sociales.