Tirée du dernier roman de Yann Moix : cinquante ans dans la peau de Michael Jackson (Grasset, 2009), cette citation qui pose un certain nombre de questions :

“Société où les enfants ont tous leur téléphone portable personnel. Ont tous leur ordinateur portable personnel. Comme des petits hommes d’affaires. Société dans laquelle on donne le bacalauréat à tout le monde, parce qu’on est prié de devenir adulte tout de suite, allez, du balai, quittez-moi cette enfance qui n’a que trop duré ; devenez des hommes. Entrez, approchez, n’ayez pas peur : voici le monde adulte (cher bachelier). Adulte, adulte, adulte. Le plus vite possible. Le plus possible d’adultes le plus vite possible.

          Mélange des enfants et des adultes : sur Internet, enfants, adultes sont totalement à égalité. Aucune différence, dans la virtualité, entre un enfant et un adulte. La différence (pas seulement d’âge, mais ontologique) entre un enfant et un adulte est abolie sur la Toile. On est tous pareils sur Facebook ; on a tous le même âge moyen : on est tous identiquement adultes ; il y a une contamination de l’enfant par l’adulte, dans le monde virtuel, qui culmine avec la séduction d’adolescents ou d’enfants par des pervers et des pédophiles. Sur Internet, il n’y a plus que deux sexes face à face. Deux genres seulement, deux catégories uniquement : les hommes et les femmes. Qui veulent se rencontrer ; qui se cherchent. Parfois se trouvent. Abolition pure et simple de toute forme de dissemblance. Douze ans, trente ans, même combat : les mots n’ont pas d’âge, pas de tête, pas de rides, tout est aplani – les adultes n’ont plus qu’à attirer (et pas seulement sexuellement), qu’à tirer à eux, les enfants dans leur monde ; on traite d’égal à égal. Ce n’est plus une toile, mais un Filet. Le monde entier a le même âge (adulte) ; le monde entier est collègue. Enfants et adultes deviennent complices. “

Ce texte me met mal à l’aise par ses rapprochements  et parfois ses raccourcis… sans pour autant penser que l’auteur a entièrement tort. L’enfant égal de l’adulte sur Internet ? Oui, jusqu’à un certain point… Cette abolition de la dissemblance me paraît excessive…  La toile comme Filet ? Vision très restrictive…

Silence

Petit état de l’art de mes usages des outils dits 2.0

De plus en plus, sans m’en rendre compte, j’ai utilisé mon profil Facebook comme on peut utiliser un blog : faire état régulièrement de mes flâneries sur le réseau. Gros avantage de Facebook : savoir que je m’adressais au minimum à “mes amis”, mon réseau social constitué de personnes dont je connaissais le visage, et parfois, souvent, que j’avais rencontré dans la “vraie” vie ! Cela changeait des billets du blog qui devaient être lus – des statistiques l’attestant – des commentaires le démontrant… mais par qui ?

Anonyme blog et Facebook vivant… raison de son succès fulgurant ?

D’autres outils, je testais  : delicious,  machin + bidule, et twitter, évidemment et ses flux incessants… difficile à suivre, enfin, pour moi… difficile de concentrer mes tentatives de penser en 140 caractères, résumer en un message pertinent… Fils de discussion, morceaux de tchats… j’abandonnais, revenant de temps en temps sur twitter, pour voir, pour savoir quels étaient les sujets en discussion…

J’avais relié pourtant, j’ai toujours ce twitter relié avec mon compte Facebook et mon compte Friendfeed. Pour publier sur mon facebook au boulot bloqué par proxynator, je passais par twitter qui, sagement, allait parsemer mon profil.

Dans ce maëlstrom d’outils et de sites, j’en vins même à installer une plateforme de mutalisation de tout mes comptes et de tous ses outils, ne m’y retrouvant plus en définitive, tenant une liste infernale de mots de passe que j’oubliais implacablement. J’expérimentais alors Yoono… ce fût l’explosion… les informations du monde, les flux me parvenaient en permanence. Tel le trader qui regarde défiler les chiffres sans cesse changeants, les paroles de chacun arrivaient… Je n’arrivais plus à me concentrer sur ce que je faisais… parce qu’évidemment, les paroles qui émanaient de mes amis me distrayient, m’emmenaient vers d’autres pistes. Et petit à petit, les chemins enchevêtrés me firent perdre le nord.

Mince… Simplifions, me dis-je ?

Ah ce Facebook, tant décrié.  ;) :(      Facebook, pays des smyleys ; contrée des j’aime, j’aime plus. Bref, j’ai délaissé ce blog… infidèle. Pris par la facilité de recenser rapidement mes découvertes, je n’écrivais plus ici. Ai de nouveau envie d’écrire, de synthétiser toutes ces expériences hétéroclites.

Donc, voilà où j’en suis, aujourd’hui :

un Google reader, un agrégateur de flux RSS,  pour suivre l’actualité quotidiennement et faire une veille personnelle, même si ensuite, elle devient partagée (Chaque outil devenant dorénavant un réseau social) ;

un netvibes, d’abord privé puis public, pour une veille publique. Cette présentation sous forme de widgets que je trouve si pertinente pour présenter des fils d’Ariane de manière très graphique pour le grand public ;

un profil Facebook pour partager des découvertes au fil de l’eau, garder des contacts, prendre des nouvelles de ses amis, effectuer une veille publique avec et pour ses amis…

Un profil Facebook aussi pour mélanger des cercles d’amis disparates, mélanger les étiquettes qui finissent toujours par nous coller à la peau (geek, discothécaire, auteur de BD…) au lieu de voir la personne dans sa totalité ;

Un profil Facebook (même si il y a trois fois un profil facebook, je parle toujours du même :D et hop un smiley !) pour l’aspect “fan”. Quel fabuleux outil pour créer la page des amateurs d’un auteur… Travailler sur ces pages, comme si l’on créait une bibliographie exhaustive (réflexe ancestral du bibliothécaire – fichiers, listes – penser, classer, ordonner). Désirs de précisions…Otletiser ? Otletiser = vouloir, désirer, souhaiter ( ;) !)… organiser tout le savoir du monde… ou du moins une partie…

Utilisation d’un blog pour causer des révolutions de notre profession et d’autres blogs pour parler de ses passions artitistiques, littéraires

Participer à des aventures collectives comme Wikipédia…ou Babelio

Lire des oeuvres contemporaines et d’emblée numériques sur publie.net

Et, besoin vital, dans ce dédale foisonnant et passionnant, de relire aussi, en plus des blogs, les classiques de notre profession pour imaginer un nouveau modèle de bibliothèque : hybride ou pas. Lire Eugène Morel, des histoires de bibliothèques, des cercles de la librairie, pour se confronter à ce qui se passe en ce moment, ici et maintenant…

Ecrire sous son nom propre ou avec un  pseudo… sans désir aucun d’égotisme… juste le souhait de partager, de dire, de demander : et vous, et vous, qu’est-ce que vous en pensez ?

Et vous, où en êtes vous avec ses outils dits 2.0 ? Vos veilles ? Vos désirs de bibliothèques ?

Bien à vous,

à suivre, donc…

Silence

 

 

 

Plus que 90 ans à attendre…

Silence

Programme de la journée d’étude du lundi 30 novembre 2009 organisée par l’ABF PACA

« Vidéothécaire : un métier de flou ? »

Auditorium – Médiathèque d’Hyères, Place Lefebvre 83400 Hyères

Matinée : Mise au point et lignes de fuite…

8h45 : Accueil / café dans le hall de la Médiathèque

9h15 : Ouverture de la journée : Gilles EBOLI, président du groupe régional ABF PACA ; Nathalie ERNY, directrice de la médiathèque d’Hyères ; Pierre TRIBALLIER et Julien LEYDIER, respectivement responsable de l’espace Cinémusique et vidéothécaire de la Médiathèque d’Hyères.

9h30-11h : Vidéothécaire : mode d’emploi. Bertrand TESSON, cinéaste et vidéothécaire, nous fera part de son expérience professionnelle et artistique et posera son double regard sur ce qui constitue les difficultés, les enjeux et les mutations du métier aujourd’hui.

11h-11h30 : Action ! Le Réseau des vidéothécaires en Midi Pyrénées avec Christine DESPLEBAINS (CRL Midi-Pyrénées)

11h30-12h : Questions et échanges

Midi : Coupez ! 12h – 13h30 : déjeuner libre

Après-midi : Zoom sur P.A.C.A. : champ et hors champ…

13h30 : Table ronde suivie d’un débat : « La Médiathèque, un autre lieu pour le cinéma ? » Dans son rapport de novembre 2008 intitulé « Par ailleurs le cinéma est un divertissement… » : propositions pour le soutien à l’action culturelle dans le domaine du cinéma, Alain Auclaire, prenant le « contrechamp » du rapport Berthod, ne cite à aucun moment les médiathèques comme « lieu de cinéma ». Cet oubli significatif pose évidemment la question du rôle et de la place des médiathèques dans la valorisation active des œuvres audiovisuelles et dans l’éducation à l’image, mais elle interroge aussi de façon indirecte le rôle même du « vidéothécaire ».

Modération : Françoise PEYRE, conservatrice et directrice de la médiathèque Nelson Mandela de Gardanne.
Avec :
Magali ROUX-DENOYER, bibliothécaire, responsable du département Arts et spectacles de la BMVR de l’Alcazar responsable de la coordination régionale autour du Mois du Film Documentaire ;

Dominique ROUSSELET, responsable des collections de films à la Médiathèque de Villepinte et formatrice pour Images en Bibliothèques ;

Natacha CYRULNIK, réalisatrice, Pôle régional d’éducation artistique et de formation au cinéma et à l’audiovisuel de la Région P.A.C.A. ;

Bertand TESSON, réalisateur et vidéothécaire.

16h30 : Sortie de champ – fondu au noir…

 

Renseignements : Julien LEYDIER ou Pierre TRIBALLIERMédiathèque d’Hyères : 04.94.00.11.30
julien.leydier@mairie-hyeres.com
pierre.triballier@mairie-hyeres.com


 

Journée ABF « Vidéothécaire : un métier de flou ? »

Coupon à renvoyer avant le 24 novembre 2009 à la Médiathèque d’Hyères
A l’attention de Pierre Triballier
Place Lefebvre BP 709 83412 HYERES CEDEX
 

Tél. : 04.94.00.11.30 Fax : 04. 94.00.11.39
ou par courriel à : pierre.triballier@mairie-hyeres.com

 

L’inscription est gratuite
 

Nom /Prénom :

 Adhérent ABF n°….
 Non adhérent

Etablissement :

[billet publié simultanément sur les blogs des membres du groupe bibliothèques Hybrides de l'ABF]

Le Bibliolab, c’est l’histoire de quelques crapauds fous qui ont suivi un fil RSS…

Issue d’une idée de Xavier Galaup, le Bibliolab est une plateforme en ligne qui a pour objectif d’offrir un espace de ressources et d’expérimentations pour les bibliothécaires souhaitant découvrir le Web 2.0 et ses applications. Le 26 septembre, à l’occasion du Bookcamp, les membres du groupe Bibliothèques hybrides de l’ABF présenteront cette plateforme.

Le Bibliolab est conçu pour vous permettre de :

  • Vous former grâce à de nombreux tutoriels sur des outils tels que les blogs, les agrégateurs et bien d’autres,
  • Expérimenter grâce aux plateformes de tests qui vous sont réservées sur le site : vous pourrez créer votre blog et poster vos premiers billets. Vous pourrez aussi utiliser un agrégateur et découvrir les possibilités offertes par les flux RSS.

Le Bibliolab met aussi en avant différentes ressources liées au groupe Bibliothèques Hybrides et à ses membres telles que :

  • Calendoc, agenda collaboratif des professionnels de l’information-documentation
  • Le blog du congrès ABF
  • Les articles de la rubrique Le Billet des Hybrides dans la revue de Médiathèque(s) de l’ABF

Alors rendez-vous au Bookcamp ou sur bibliolab.fr. Et soyez nombreux à créer des blogs et des agrégateurs !

L’Association des Bibliothécaires de France PACA (ABF PACA) et la Médiathèque de la Ville de Martigues s’associent pour une journée d’étude autour de la numérisation.

Journée au coeur d’une actualité brulante avec l’attente des conclusions du tribunal de New York  (le 7 Octobre) et les récentes déclarations du responsable des collections de la BNF, cet été, avouant que la BNF réfléchissait à un éventuel accord avec Google.

L’interassociation Archives Bibliothèques Documentation (IABD) a réagi à cette annonce en publiant un communiqué de presse “Non au Réglement google books en France” le 7 septembre et une délégation des différentes associations devraient rencontrer les autorités compétentes. Dominique Lahary, le responsable très dynamique de l’IABD qui sera présent ce 19 Octobre ne manquera pas de nous tenir au courant de cette actualité.

Quid de Europeana (la réponse européenne initiée par Jean-Noël Jeanneney, à lépoque responsable de la BNF) si un accord Google est signé ? Quels sont les risques de confier “Toute la mémoire du monde” à une entreprise privée ? Eternel débat autour des notions de droit d’auteur, de domaine public et de société de la connaissance, dans un monde en pleine mutation. Telles sont les questions qui ne manqueront pas de surgir…

Voici le programme de cette belle journée (on espère !)  :

Cette journée sera filmée et podcastée ensuite…

Franck Queyraud – Secrétaire régional  ABF PACA

 

« Numériser, pour quels services aux publics ? »
Médiathèque de Martigues––Quai des Anglais – 13620 Martigues Cedex – Tél. : 04 42 80 27 97

 

9h15 Accueil et ouverture de la journée par Florian Salazar Martin, adjoint à la culture de la ville de Martigues, Catherine Perrin, Directrice de la Médiathèque L.Aragon et Gilles Eboli, Président du groupe ABF PACA

9h45 Table-ronde : « Qu’est-ce qu’un livre aujourd’hui ? », animée par Thierry Guichard, rédacteur en chef du « Matricule des Anges », présentation et point de vue de chaque intervenant : Pierre Ménard, site publie.net ; Aline Girard de la BNF-Gallica, Raymond Tamisier de la librairie l’Alinéa à Martigues et Stéphane Michalon de Titelive epagine.

11h30 Questions et débat

12h-13h30 Déjeuner libre

14h Patrick Bazin, Directeur de la bibliothèque municipale de Lyon présente
L’expérience innovante de services au public à Lyon et le chantier de numérisation avec Google

15h « Quels enjeux pour les services aux publics de demain en bibliothèque : numériser pour qui pour quoi ? » par Dominique Lahary, Directeur de la bibliothèque départementale du Val d’Oise

16h Questions et débat

………………………………………………………………………………………………………
Journée ABF « Numériser pour quels services aux publics ? »
- Coupon à renvoyer avant le 16 octobre 2009 à la Médiathèque de Saint-Raphaël
A l’attention de Franck Queyraud
Place Gabriel Péri – 83700 Saint-Raphaël – Tél. : 04 98 11 89 22 Fax : 04 98 11 89 72
Ou par courriel à : franckqueyraud@gmail.com

L’inscription est gratuite
Nom /Prénom : …………………………………………………………………………
 Adhérent ABF n°  Non adhérent
Etablissement :

logo ABF new

Groupe régional Provence-Alpes-Côte-d’Azur
L’Alcazar
23 rue de la Providence
Place René Sarvil
13231 Marseille cedex 1

Journée organisée en partenariat avec la Ville de Martigues

Juste un petit billet pour annoncer que le groupe bibliothèques hybrides de l’ABF sera sur le stand de l’ABF au Congrès annuel qui se tiendra à Paris du 11 au 14 Juin (stand A2).

Au programme : démonstrations, explications et rencontres avec les membres du groupe qui seront sur le stand. Nous nous chargerons également de faire des comptes rendus d’ateliers et de conférences sur le blog du Congrès, notamment par la diffusion des supports des intervenants. Nous alimenterons également un Twitter que vous pouvez suivre ici et retrouver dans la colonne de droite du blog du Congrès.

A l’heure où l’on s’interroge que les outils de partage en information documentation, nous aurons le plaisir de faire des démonstration du futur Bibliolab pour les congressistes qui passeront sur le stand. Pour les autres, le lancement officiel est prévu en Septembre prochain, probablement à l’occasion du Bookcamp. Histoire de vous mettre l’eau à la bouche voici ce dont il s’agit :

Issu d’une idée de Xavier Galaup, le Bibliolab est une plateforme animée par le groupe Bibliothèques Hybrides et qui constituera une partie du nouveau portail ABF. Il est consacré au numérique, aux TIC et s’articule autour de 3 objectifs :

  • Informer : grâce à des articles sur différentes thématiques
  • Former : grâce à la mise à disposition de tutoriels sur les applications proposées sur le Bibliolab mais aussi sur d’autres services
  • Expérimenter : grâce aux applications proposées sur le Bibliolab :
    • Se créer et utiliser un blog
    • Se créer et utiliser un agrégateur

Le Bibliolab mettra aussi en avant différentes ressources liées au groupe Bibliothèques Hybrides et à ses membres telles que :

Alors rendez-vous au congrès ou sur son blog bande de bibliothécaires !

L’entonnoir : Google sous la loupe des sciences de l’information et de la communication“, ouvrage collectif coordonné par Brigitte Simmonnot et Gabriel Gallezot sort le 2 juin aux éditions C & F, les éditions pilotées par Hervé Le Crosnier, maître de conférences à l’Université de Caen et “papa” de la liste biblio.fr, devenue une référence de nos métiers.

l'entonnoir

Voici, en avant-première, la préface d’HLC : “ la vie numérique par le petit bout de l’entonnoir ”

Pour qui regarde la place occupée par Google dans l’imaginaire contemporain, les métaphores ne manquent pas. La pieuvre, bien évidemment, qui étend ses tentacules dans toutes les directions de l’univers numérique ; le silex de l’arrogance pour toutes les déclarations des deux jeunes fondateurs qui veulent organiser « toute l’information du monde » ; les « tables de la loi » pour représenter les attitudes de prédicateur et la philosophie d’entreprise élevée en sauveur éthique d’un monde noyé sous l’information, « Don’t do Evil » ; Citizen K. pour la mainmise médiatique de l’entreprise de la Silicon Valley sur l’actualité et la publicité ; Géo Trouvetou pour l’innovation permanente, souvent à la limite de la technique contemporaine, à l’image de ce projet de centre serveur marin alimenté par l’énergie des vagues et refroidi par la mer… Le coffre-fort aussi, pas tant pour le cash-flow généré par l’entreprise que par la manie du silence et du secret sur ses algorithmes, ses objectifs et le fonctionnement de la machinerie du back-office de Google. La métaphore de l’entonnoir, comme toutes celles auxquelles on peut penser, ne peut représenter qu’une partie du Google-monde. Il s’agit pour Google de transvaser tout l’internet, les milliards de pages disponibles, dans ses centres serveurs, puis de rendre indispensable l’usage du moteur de recherche à celui qui veut retrouver une information, un document, une personne, une vidéo, une musique, voire même un extrait d’une conversation par mail ou forum. Bref, d’accéder à la vie numérique par le petit bout de l’entonnoir. C’est le mérite du présent livre de s’attacher à ce qui se joue dans ce passage par l’entonnoir. Que deviennent les documents, leurs relations, leur « vie sociale » ? Comment cet entonnoir redéfinit-il les règles du jeu de l’usage de l’information, etdonc finalement de la production des documents ? Il ne s’agit ici ni de raconter Google et ses techniques, ce qui a été fort bien fait ailleurs, ni de dénoncer l’entreprise multiforme qui capte le public autant que les documents dans l’envasement de son entonnoir. Il s’agit d’étudier les multiples impacts de son existence sur la sphère informationnelle. De trouver les axes d’analyse qui partent des pratiques des usagers, du petit bout de l’entonnoir. J’allais dire analyser en sociologue… mais soyons plus précis, en chercheur des sciences de l’information et de la communication.

Un secteur scientifique défini par son objet plus que par ses méthodes. Les sciences de l’information et de la communication sont une « interdiscipline », qui emprunte à la technique, notamment aux techniques des bibliothécaires et documentalistes de l’ère informatique (description, indexation, classification), aux sciences sociales, notamment par l’importance accordée aux analyses des usages, et aux sciences humaines. Car entre les techniques du document et l’impact social demeure un non-dit que l’on peut voir émerger à partir de l’analyse de corpus ou de la sémiologie des dispositifs médiatiques. C’est tout ce spectre d’approches qui est mis à contribution dans ce livre. Il s’agit de partir du postulat d’existence, et d’étudier les conséquences. Que font les étudiants ou les journalistes avec cet entonnoir devenu fenêtre sur le monde numérique ? Comment l’expérience, les méthodes et concepts issus de la bibliothéconomie ou de la scientométrie sont-ils mis à contribution pour peaufiner l’algorithme de classement de Google, le fameux PageRank ? Et au-delà, que signifie vraiment ce petit bout de l’entonnoir, ce champ de recherche à tout faire, si ténu qu’il peut s’intégrer directement au navigateur ? Quel message veut nous transmettre Google qui réduirait la complexité des documents et des interactions à la liste de ceux dont nous aurions besoin, de ce qu’il nous faut lire sur tel sujet que nous avons complaisamment soumis à la sagacité de l’algorithme ? Les livres sur Google sont nombreux, tant le sujet est d’importance, rien de moins que l’accès au monde numérique, et l’entreprise si intrigante. Un terme à prendre au pied de la lettre, un terme à double sens. Une entreprise d’intrigants, poussant ses avantages sur tous les fronts, créant avec la Nasa une Université de la Singularité afin de regrouper autour d’elle les cerveaux les plus alertes de la planète ; s’alliant avec les mavericks de la génétique pour proposer une « médecine en ligne » avec Navigenics ou 23andme ; ou posant ses propres câbles sous-marins pour imaginer des serveurs en dehors des eaux territoriales, des paradis informationnels. Des intrigants dans le monde économique, qui savent aussi tenir leur place en cour, n’hésitant pas à placer leurs hommes sur la scène politique la plus traditionnelle, en finançant largement l’investiture de Barack Obama, et en peuplant ses cabinets ministériels. Mais, double sens, Google est aussi une entreprise appuyée sur un secret, une intrigue non résolue : un algorithme sensible aux décisions d’opportunité. Qu’un site ait le don de déplaire et son PageRank diminue, ce qu’il peut toutefois racheter, au sens propre, en augmentant ses investissements publicitaires sur les plates-formes d’influence de Google, à l’image de BMW en 2008. Que des journaux résistent à l’aspiration de clientèle, et les voici déréférencés du « catalogue du web », perdant ainsi au final lecteurs et annonceurs, comme ces journaux belges ayant eu le culot de s’opposer à Google News en 2006. Oui, il est intriguant cet algorithme qui se présente comme neutre et appuyé sur la « démocratie » interne du web, le « vote » des lecteurs représenté par les liens hypertextes, de la mathématique à l’état pur… mais qui peut jouer avec les mots pour interdire certains sites, comme en Chine, ou jouer avec l’actualité, le buzz pour renforcer les documents demandés à un moment donné, favorisant « l’information circulante », donnant encore plus de crédit aux idées reprises partout. Un algorithme tellement subtil et néanmoins central que toute une série de professions se sont créées pour le comprendre, le décrypter, faire du reverse engineering afin de savoir comment promouvoir les sites et les porter au nouveau pinacle des trois premières places de la liste Google. Search Engine Optimisation, Search Engine Marketing, référencement, autant de Google watchers qui paradoxalementdiffusent le message d’une impartialité qu’il suffirait de connaître et d’utiliser. Tout serait donc affaire de technique, de professionnels ? Mais au fond, alors que nous croyons parler de documents, Google sait que c’est avant tout des personnes qu’il est question. Plus encore, des « foules », des comportements grégaires de l’ère de l’information. Capter les traces, les habitudes de chacun, pour cibler la publicité, ou les comportements collectifs, pour privilégier les nouvelles socialisées, à l’image de la « Une » algorithmique et calculée en permanence de Google News. Google résume parfaitement le paradoxe de l’entonnoir numérique : il s’agit de créer des médias adaptés à chacun. Non plus des médias de masse ayant une image de lectorat et lui proposant articles et illustrations en fonction de cette image… qui finira par constituer ledit lectorat « à son image ». Mais des « web-médias », suivant l’expression de Jean-Michel Salaün, qui partent du petit bout de l’entonnoir, de la personne et de son besoin documentaire, et qui, à ce moment, pour cette personne précisément et ce besoin particulier, constituent un « média », au sens le plus traditionnel : sélection des sources par l’ordre de la liste des résultats, et publicité adaptée au lectorat et au contexte pour organiser le financement. Un rêve de média, toujours renouvelé, actualisé, un média en permanence « intime », proche du lecteur et de son besoin – les médias ont besoin de cette proximité relationnelle ; ils sont loin du « froid » de l’écran pour être dans la chaleur de la co-présence. Un média est comme notre ami. Il ne peut nous trahir, car il nous ressemble autant que nous lui ressemblons. Et ce web-média nous connaît si bien, qui engrange les traces de nos activités, de nos échanges de mails, de nos photographies, de nos lectures de presse, de nos… de nous ! Pour autant, on ne saurait réduire l’entonnoir à ce passage de la masse à l’unique, avec son cortège de surveillance panoptique.
Oui, il y a clairement des risques pour la vie privée. Et oui, les usagers n’en ont nulle conscience, en raison même de l’efficacité de l’entonnoir. Les listes sont clairement opérationnelles, et les publicités contextualisées. C’est vraiment de nous qu’il s’agit. Il suffit d’oublier ce que cela peut représenter de collecte de données, de suivi de traces et de potentiel d’influence en retour. Comme nous devons l’oublier pour continuer à bénéficier des services de l’entonnoir. Comme nous y incite le discours d’entreprise, qui ne fait cela que pour le bien de l’humanité : il y a trop de choses dans le vase de l’entonnoir, et Google rend le service dont chacun a besoin. Google organise et hiérarchise l’information, ce qui est indispensable au lecteur ; et Google place ses travaux à portée de clic des lecteurs, ce qui le rend cher à l’auteur. Google est notre guide numérique et l’organisateur de nos lectures… Pourriez-vous vous en passer ? Quel est son prix en vie privée, et acceptez-vous ce marché faustien ? Mais il y a un autre aspect qui mérite une attention qui ne lui est guère accordée à la hauteur nécessaire, c’est « la voie de retour de l’entonnoir » : comment les usages de chacun déterminent non seulement le profil de chacun, mais le profilage social : ce qui se pense, la « base de données des intentions » dit John Battelle, ce qui s’agglutine, émerge… Google sait avant le réseau de surveillance médicale les lieux où se développent les épidémies de grippe. Car avant d’aller voir leur médecin, les internautes demandent à leur moteur favori les raisons de leurs symptômes. Google engrange les fièvres et les douleurs lombaires.
L’explosion de recherches semblables, en un lieu donné, signe l’apparition de la grippe. Google Maps peut en délimiter les fronts d’expansion…
Cette construction d’information coagulée à partir des indications individuelles, notamment quand ce qui émerge est une information opérationnelle, sociétale… et finalement politique, au sens où elle permet la « prise de décision », va modifier profondément notre approche collective, notre conception de la démocratie. C’est la « seconde modernité » dont parle Roger T. Pédauque : le calcul avant le raisonnement, la force de l’appariement avant la déduction de la clinique. L’opinion avant le « Tribunal de la Raison » des Lumières. Parler de Google, c’est toucher à tout cela, placer des tâches de lumière sur un modèle « philosophique » du monde qui ne se montre pas comme tel, mais avance derrière le masque de l’algorithme, derrière le sens magique d’un champ de recherche unique, derrière la culture d’entreprise du service, et derrière le milliard d’usagers satisfaits. Une philosophie qui ne provoque pas de conflits, mais valorise, en espèce sonnantes et trébuchantes, les besoins et leur satisfaction, et qui pour cela rencontre l’adhésion, une adhésion et une reconnaissance du public pour service rendu. Mais néanmoins une adhésion nourrie d’innocence et d’aveuglement. Du moins tant que l’on ne porte pas la loupe sur ce que dit le discours, ce que donne l’algorithme, ce qu’uniformise le modèle de recherche par mots-clés, ce qui se perd et devient flou dans l’ordre des documents et des interactions par le passage dans l’entonnoir. L’analyse par l’angle de l’information et de la communication, par le discours et les pratiques des usagers a ceci de nécessaire et passionnant : il va falloir modifier les schémas de la formation, de l’approche des documents, de la circulation des nouvelles, de l’analyse des services à partir de la clarification du monde réel. Car finalement, s’il est pratique de regarder par le petit bout de l’entonnoir, la vraie vie est au-delà, même la vraie vie numérique. Elle est faite des documents eux-mêmes, de la qualité de leurs auteurs, de la résonance des idées et des écritures, des réseaux réels qui se constituent, et que viennent renforcer les labels de qualité (titre des médias, autorité des auteurs, réputation des éditeurs) et les inscriptions des usages « savants » (liens hypertextes, citations, reprises, partage…). La formation du citoyen du vingt-et-unième siècle passe par le décryptage des processus de condensation des méga-entreprises du web, non pour les mettre de côté, ce qui est impossible, il faut et il a toujours fallu des filtres à information pour éviter la noyade, mais plus simplement pour les mettre « à leur place ». À sa façon, au prisme des recherches universitaires, c’est la logique de ce livre savant : rendre possible l’invention du « vivre avec », tisser les ponts entre l’efficacité de la machine et l’autonomie des individus, entre le pouvoir du calcul et la décision démocratique raisonnée. Trouver les ressorts pour changer les méthodes éducatives, les pratiques des bibliothèques, les relations d’information et de médias, et finalement redonner sa place au recul critique, à la délibération, aux assemblées humaines. Décoder les projections mentales de l’entreprise Google Inc. pour mieux en éprouver les mythes et les limites.

Hervé Le Crosnier

La formation du citoyen du vingt-et-unième siècle passe par le décryptage des processus de condensation des méga-entreprises du web” (HLC)

Voici la table des matières

Préface :

La vie numérique par le petit bout de l’entonnoir 9 Hervé Le Crosnier

Introduction 19 Gabriel Gallezot et Brigitte Simonnot

I Pratiques 28
De l’usage des moteurs de recherche par les étudiants 31 Brigitte Simonnot
Les sources cachées du journalisme : étude du rôle des moteurs de recherche dans l’approvisionnement des entreprises de presse 59 Nicolas Pélissier et Mamadou Diouma Diallo

Apparté :
Du bon usage de Google 83 Olivier Le Deuff

II Méthodes 90
Outils de recherche : la question de la formation 93 Alexandre Serres et
Olivier Le Deuff
PageRank : entre sérendipité et logiques marchandes
113 Olivier Ertzscheid, Gabriel Gallezot et Éric Boutin

Apparté :
Tout ce qui brille n’est pas Chrome 139 Olivier Ertzscheid


III Discours 148

Le googling, un branchement sur l’imaginaire de l’internet 151 Philippe Dumas et Daphné Duvernay
Le grand avaleur 183 Jacques Araszkiewiez
La rhétorique selon Google
De l’argumentation métaphorique à la création de valeurs,
le discours paradigmatique de google
207
Céline Masoni-Lacroix et Paul Rasse

En guise de postface
Scroogled 229 Cory Doctorow

J’ai déjà commandé le mien, un cadeau vous attend si vous commandez le votre avant le 2 juin aux éditions C & F. A vous de jouer !

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Oeuvre de Sophie Menuet.
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Et si vous ne connaissez pas encore cet éditeur, je vous conseille de vous procurer un autre ouvrage important :

Enjeux de mots : regards multiculturels sur les sociétés de l’information, sous la coordination d’Alain Ambrosi, Valérie Peugeot et Daniel Pimienta.

Enjeux de mots, livre collectif rédigé par une trentaine d’auteurs issus de la société civile et venus de quatre continents, propose un décryptage des grandes notions de la « société de l’information ».

“”Sociétés de l’information et sociétés de la connaissance, Gouvernance en réseau et gouvernance électronique, Gouvernance de l’internet, Diversité culturelle, Infrastructure et accès universel, Fracture numérique, Accès public à l’internet, Femmes, Accessibilité, Intelligence coopérative, Expression citoyenne, Innovation par l’usage, Communautés virtuelles, Bibliothèques numériques, Gestion des savoirs, Education, Droits humains, Cybercriminalité, Droits de la communication, Médias, Piraterie, Logiciel libre, Droits de propriété intellectuelle, Économie de l’information 24 thèmes pour mieux comprendre les enjeux des Sociétés de l’information”

Bonnes lectures

Silence

On se croirait revenu au temps où Staline avait fait gommer des photos officielles la figure de Trotsky. La régie publicitaire de la RATP a en effet modifié la silhouette d’un personnage emblématique du cinéma : Mr Hulot et sa célèbre pipe pour une exposition à la Cinémathèque française.

Ce matin, sur France Info, même Claude Evin, le créateur de la loi relative à la lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme, trouvait cette affaire ridicule.

Pour aider ses pleutres, j’ai déjà préparé l’image pour une future exposition Magritte :

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L’adage de Nietzsche “Nuire à la bêtise” est à inscrire dans la Constitution Française.

Silence

Voir aussi le billet de Pierre Assouline : Tati, nom d’une pipe !

Un réseau social comme Facebook peut servir à découvrir des artistes.

Grâce aux judicieux choix d’images de Gunther Martin, un de mes amis facebookiens, j’ai découvert les dessins de Pedro de Kastro, né en 1971 à Lisbonne, dessinateur autotidacte et ancien parachutiste… Il vit au Brésil et se définit comme : voyageur du futur proche…

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Je vous invite à aller voir son travail en suivant les liens ci-dessous.

Tout savoir ou presque sur PDK :

Son site

Son Myspace

Son blog

Sa galerie sur Flickr

Bonnes découvertes

Silence

Nos collègues de la Médiathèque de Martigues (13) proposent dès le premier avril des animations autour de ” Jeux  en réseau  et BD “ autour de Dofus.

Dofus ? Il y a quelques jours, je vous avais parlé de l’expérience de la Médiathèque de Saint-Raphaël dans un récent billet

Voici leur programme :

Ateliers d’initiation et de découverte du jeu en réseau « Dofus » :

Les mercredis 1/8/15 et 22 avril de 14h à 16h

Tout public – Espace Culture Multimedia

Durée des ateliers : 45 minutes

Inscriptions obligatoires – 8 personnes maximum

Niveau des ateliers : débutant

Tel : 04 42 80 27 97

 

Table ronde sur les jeux en réseau.

Le samedi 18 avril à 17h

Tout public – Espace « Rencontres »

Animée par David Kahn, joueur en réseau en compagnie de Julien Blondel, scénariste de jeux et créateur de cartes de jeux et d’ Ancestral Z et de Mojojojo, auteurs du manga « Dofus ». 

Cette table ronde sera suivie d’une séance de vente-dédicaces des auteurs invités.

 

Un expérience à suivre…

 

Autre chose à vous signaler, tiré de l’excellent blog de Jvbib : la carte des jeux vidéo en bibliothèque. N’oubliez pas d’aller signaler votre bibliothèque si vous proposez du jeu vidéo en bibliothèque…

 

Silence

 

 

 

Comment s’approprier  Netvibes dans les bibliothèques ?

Ne cherchez plus !

outils-de-veille-addnbafr

C’est le projet réussi de l’univers netvibes : Outils de veille, développé par Anne Françoise Robert de l’ADDNB.

Ce portail est construit avec netvibes. Il contient des didacticiels, des exemples d’usages de netvibes, des articles, des brèves ou des études sur netvibes et une liste de widgets à piocher.

- des didacticiels  pour faire fonctionner Netvibes

- des exemples concrets d’usages

- des articles, des brèves, des études et une veille sur les nouveaux articles concernant  les usages de netvibes

- des Widgets et outils à piocher pour mettre dans des portails netvibes de bibliothèques

Un bel exemple à suivre…

Si j’utilise tous les jours ce bel outil pour ma veille personnelle, il existe désormais de multiples univers netvibes thématiques (comme vous pourrez le constater en cliquant sur les billets ci-dessous)

Bon, pour être complet, je n’ai pas d’actions chez Netvibes : dans un des billets ci-dessous, je donne d’ailleurs d’autres pistes…

A venir et en construction actuellement : une blogoboule de BD… Elle devrait être prête pour le 6 avril, jour de notre prochaine journée d’étude ABF PACA autour de la Bande dessinée…

A bientôt,

Silence

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Rappel des billets “netvibes” déjà publiés sur ce blog :

Jubilations 12 : la blogoboule de lecture ou plus de 300 blogs de lecteurs !

Un nouvel univers netvibes d’une professeur documentaliste

Un nouvel univers netvibes de bibliothèque publique : celui de Digne-les-bains (04)

Un univers netvibes pour sa bibliothèque : c’est encore à Romans sur Isère !

L’utilisation des univers netvibes se développe : Kiosque presse est une revue de presse thématique

Des univers netvibes à foison : exemples de pages de veilles … publiques !

Comment utiliser un agrégateur de fils RSS pour le public ?

Ci-dessous, en provenance de biblio.fr, le message de Dominique Lahary, porte parole et responsable de l’IABD (Interassociation Archives Bibliothèques Documentation) qui coordonne la réflexion et relaie les propositions pour amender le projet Création et Internet.

“Aujourd’ hui 10 mars commence à l’Assemblée nationale l’examen du projet de loi Création et Internet.

Les bibliothèques sont aussi concernées. L’IABD (Interassociation archives bibliothèques documentation dont fait partie l’ADBDP :


* propose un amendement pour compléter l’exception de reproduction introduite par la loi DADVSI du 1er août 2006 en faveur des bibliothèques ;


* analyse les questions de responsabilité des bibliothèques, dans le cadre de ce projet de loi  ;


* publie deux communiqués :


- l’un contre toute idée de portail blanc, (liste limitative de sites qui serait imposée aux accès publics à Internet) ;


- l’autre réaffirmant que les archivistes, bibliothécaires et documentalistes ne sont pas les ennemis du droit d’auteur.

*  Plus d’ information sur le site de l’IABD : http://www.iabd.fr

A suivre donc…

Reprise des travaux à l’Assemblée Nationale le 31 mars…

Silence

Lors de la journée d’étude à la BMVR de Marseille, organisée par l’ABF PACA le 19 février 2009 et intitulée : les pratiques numériques des adolescents : un défi pour les bibliothèques ?, nous avons eu le plaisir avec mon collègue Christophe Gérard de la médiathèque de Roquebrune sur Argens et la directrice  de la médiathèque de Saint-Raphaël, Isabelle Ripert,  de présenter notre expérience de jeu en ligne sur le MMORPG Dofus développé par la société Ankama.

Cette expérience fonctionne depuis plus de 1 an et demi et le succès ne se dément pas.  Les enfants peuvent jouer une heure par jour et tous les deux mois nous organisons un combat en ligne – amical, je précise – avec les enfants de la médiathèque de Roquebrune sur Argens.  Le dernier combat de la saison se déroule sur deux samedis en allant visiter à tour de rôle les ” copains ” de la médiathèque ” redoutée ” mais néanmoins voisine…

Ce qui a réussi : les ” attirer ” pour leur éviter de jouer en ” autiste ” chez eux – mais n’est-ce pas une pensée d’adultes que de penser cela car à la maison  ils jouent souvent avec les copains – pour venir jouer ” ensemble ” au sein de la Médiathèque. Avec des enfants qui se font tuteurs d’autres enfants.

Ce qui n’a pas réussi : maintenir le ” silence “. Nos postes sont installés dans l’espace jeunesse de la Médiathèque. Ça brise le mythe…

Conséquence : ils ont une carte et ” finissent ” par emprunter des ” livres “. Trêve d’ironie – nous avons aussi modifié l’espace en créant un coin manga-comics-cédéroms… et proposons des  ” décors ” emplis de livres, DVD ou de BD…

Plus d’une centaine d’enfants, âgés de 8 à 15 ans, participent régulièrement…

Voici la présentation donnée à Marseille :

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Proposer Dofus répondait au choix de renouveller l’offre d’accès aux ressources numériques basée sur une réflexion sur les usages des enfants. L’enquête Les loisirs culturels des 6-14 ans (sous la coordination de Sylvie Octobre, parue à la documentation française, 2004) a été notre fil d’Ariane et a conforté ce que nous observions des pratiques depuis l’ouverture de la Médiathèque en 2000. Une nouvelle interface a été développée par l’équipe du département multimédia. Elle est disponible sur les postes multimédia jeunesse et se trouve sur la page index du site de la Médiathèque (Cliquez sur le camion qui défile). Les parents et leurs enfants apprécient de retrouver – at home – les sélections des bibliothécaires. Répartis par tranche d’âge, ses sélections permettent aussi d’accueillir les sélections des bibliothécaires jeunesse. Enfin, les enfants nous font part régulièrement de choix de sites.

Laurent, le maitre du jeu – euh -  du site Jeux vidéo et Bibliothèques avait déjà consacré un billet à notre expérience où vous trouverez quelques petites anecdotes complémentaires. Et si vous voulez suivre efficacement tous billets sur les jeux vidéo, Risu, notre écureuil blogueur associé à Laurent réalisent une veille efficace sur le sujet auquelle vous pouvez vous abonner :  la sentinelle jvbib.

Il faut signaler que le projet a été validé en conseil municipal et que nous avons signé une convention avec la société éditrice du jeu. Elle nous a fourni  des comptes en grand nombre – il faut savoir que pour chaque compte (plus d’une centaine), il aurait fallu créer à chaque fois une boite aux lettres… Ils nous ont également proposé gracieusement l’exposition sur les mangas, exposition qui avait été conçue pour le festival BD d’Angoulême 2008.

A ce jour, les enfants sont également bêta-testeurs du jeu Wakfu, suite de Dofus. Pour an savoir plus, sur les MMORPG c’est ici.

Aujourd’hui, plusieurs bibliothèques françaises nous ont contacté pour participer à nos combats. En projet, donc, un tournoi régional et plus tard national…

Qui veut jouer avec nous ?

Silence

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Je vous conseille aussi la lecture du mémoire d’étude de  Cécile Meneghin, élève conservateur de la DCB 17 à l’ENSSIB : Des jeux vidéo à la bibliothèque.

En janvier 2009, à la Médiathèque de Saint-Raphaël, nous recevions dans le cadre d’une journée d’étude de l’ABF PACA, quatre praticiens – innovateurs – rêveurs – du livre de l’avenir : le livre numérique. Il fut question d’ ebooks, de livrels ou encore de liseuses. Nous avons tout filmé. Et monté…

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Photo de François Bon – Saint-Raphaël à l’aube du 22 janvier 2009

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Cette journée d’étude, intitulée LE LIVRE NUMERIQUE : quelles offres et quels usages ? a été podcastée entièrement. Retrouvez ou découvrez les interventions de François Bon, Annie Brigant, Isabelle Antonutti et Daniel Bourrion en cliquant directement sur le lien ici onglet Conférences.

Daniel Bourrion, en charge d’imaginer le futur à la BU d’Angers, a aussi commenté la journée sur son blog De tout sur rien.

Et François Bon a réalisé une chronique images de son arrivée et de sa journée à Saint-Raphaël : “issue de secours plein sud

Enfin, et c’est arrivé aujourd’hui, au forum des bibliothèques 2.0 de Montréal, une passionnante conférence donnée par Hubert Guillaud à Montréal, élargit les pistes ouvertes lors de notre journée d’étude : Qu’est ce qu’un livre à l’heure du numérique ?

et conclut sur une question qui nous interpelle, nous, les bibliothécaires :

Il faut s’interroger constamment sur le métier qu’on fait et comment la modernité le renouvelle. J’enrage quand j’entends des amis bibliothécaires me dirent qu’ils ont passé une demi-journée à faire du catalogage, à faire les mêmes fiches que les bibliothèques voisines. Combien de temps perdu à faire et refaire les mêmes fiches partout, chacun croyant que la subtilité de son commentaire ou de sa description en quelques lignes du contenu sera différente de l’autre. Alors qu’on peut décrire les contenus de multiples manières aujourd’hui. Il y a tant à faire pour que le web documentaire ne passe pas à la trappe, ne passe pas après le web social. Certes, la sociabilité en ligne est primordiale, mais la culture l’est plus encore. Pouvoir accéder de manière inédite aux profondeurs de notre culture, me semble un objectif qui mérite l’attention et les efforts communs de ceux qui la détiennent, la préservent et la font vivre. “

Bonnes découvertes

Silence

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